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Point de Vue: Campagne électorale. « Full stop»

A moins d’une semaine du jour «j», et de l’heure «h», la campagne électorale prend fin et avec les dérives et le non-sens de certains candidats aspirants à en devenir des députés du peuple. Au lieu d’un discours politique responsable, convaincant et consistant. Au lieu d’un programme politique visant à restituer l’espoir et la confiance dans l’esprit d’une population saturée par la dureté des préoccupations d’une vie de plus en plus chère, et des contraintes du quotidien. L’affichage «sauvage» des listes en est clairement témoin, d’un comportement qui se situerait à de années lumières de la civilisation. Pourtant, les services concernés au niveau de toutes les municipalités ont tâché d’aménager, quelques jours avant le début de la campagne, des placards d’affichage des listes, de façon propre et organisée. De sorte, que chaque parti politique trouvera facilement l’endroit ou le placard qui lui a été affecté, sans la moindre contrariété. Mais, pourquoi nos futurs députés qui vont nous représenter au niveau de la plus haute instance élue du pays, -le Parlement-, n’arrivent pas toujours à mettre des freins à des comportements, le moins que l’on puisse dire, sont diamétralement en opposition avec ce qu’ils prétendent en être digne. A chaque fin de campagne, ce sont les municipalités qui font mobiliser des équipes d’ouvriers de la commune, à fin de nettoyer les saletés laissées sur les murs des villes. Par qui ? Par des gens ayant passé plus de deux semaines en train de convaincre les citoyens qu’ils seront les meilleurs et les plus dignes représentants. La violence était visible partout dans la campagne électorale, allant du verbal au symbolique. Le parti bénéficiant d’un seul espace pour coller sa liste, une seule liste, il en collera trois ou quatre en s’accaparant des espaces des autres. On appelle ça de la violence. Peut-être serait-elle une façon comme une autre, de compenser la pauvreté du discours politique, apparemment très inférieur par rapport aux attentes. Telle que par exemple, la théorie politique, très prisée «du compteur et des lampes». Pour une petite évaluation personnelle de la campagne électorale, tout en s‘inspirant des avis des citoyens. Le discours et la culture politique de façon générale, n’ont malheureusement pas pu se hisser du stade de la médiocrité. La communication dans la politique est un facteur essentiel. En plus, elle est le baromètre pour savoir quel degré de conscience l’on a atteint. En dépit de toutes ces tares, il ne sera pas judicieux pour le citoyen pour ne pas aller voter. Quelles que soient les circonstances, quelle que soit l’inopportunité des conjonctures, le vote est plus que nécessaire. Ce ne serait pas pour les beaux yeux de ceux qui gouvernent ou pour ceux qui sont gouvernés, mais pour la stabilité du pays.
alkaderz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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