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Après un silence qui a duré des mois: Saadani au secours de Ould Abbès?

L’ex-premier responsable du FLN reconnaît, de par son franc-parler, dans l’appel aux militants du FLN que certaines de ces listes ne sont pas à la hauteur des attentes de chacun, qu’elles ne satisfont pas tout le monde, qu’elles souffrent parfois d’incohérences, qu’elles peuvent avoir, par inadvertance, omis ou mal classé nombre de nos militants parmi les plus méritants.

Après avoir annoncé sa démission de son poste de SG du plus vieux parti, Amar Saadani revient à la charge à «l’occasion de ces joutes électorales du 04 mai prochain». Forcé à la démission après ses tirs croisés contre plusieurs personnalités politiques du pays, l’ex-premier responsable du Front lance un appel sauf que l’on s’interroge de par sa qualité de qui? Invraisemblablement de par sa qualité d’ex-président de la Chambre basse pendant les années 2007 pour avoir connu les rouages et le fonctionnement de cette institution. Djamel Ould Abbès se justifie par cette sortie fracassante de Saadani, soit 06 mois après son départ forcé par le fait qu’il est l’enfant légitime du parti et que c’est à lui que revient la décision de le placer en tant que remplaçant à la tête du Front. Selon lui, il se projette du fait que plus élevée sera la participation nationale au vote, plus irréfutables seront la représentativité et l’assise populaire de la future Assemblée. La grandeur de la future Assemblée sera mesurée à l’aune des textes qu’elle aura à voter pour continuer de traduire en loi la profonde révision constitutionnelle de mars 2016, à l’aune des défis sécuritaires, économiques et sociaux qu’elle aura à relever en légiférant dans les domaines pertinents de ses attributions constitutionnelles, à l’aune du programme du Président de la République dont le parachèvement continuera de baliser la feuille de route FLN dans les déclinaisons gouvernementales et législatives de sa participation au pouvoir. A l’aune aussi des élections présidentielles de 2019 qu’elle va devoir contribuer à préparer et réussir au cours de son mandat. L’enjeu maintenant, dit-il, «n’est plus autour de listes FLN qui sont ce qu’elles sont», faute d’être ce qu’elles auraient dû être toutes sans exception. Se voulant être un rassembleur, il en appelle à oublier les rancœurs et les déceptions, «refoulez vos ego, balayez vos ressentiments et vos frustrations, mettez de côté vos divergences de vue et partez aux élections en rangs plus soudés que jamais». Les anciens militants du parti lui rappelle le laxisme dont lequel baignait cet état-major lors de son règne. L’Assemblée, renchérit-il, «à laquelle seront confiées de telles missions, ne pourra honorablement s’acquitter de sa tâche que si elle fonde sa crédibilité sur sa légitimité, en termes non seulement de transparence et d’honnêteté du scrutin que je sais l’Administration publique pouvoir et vouloir sincèrement garantir, mais aussi de représentativité de sa composante au sortir des urnes». C’est pourquoi, «tout d’abord, j’en appelle à tous les militants et militantes du Parti FLN, à nos adhérents et nos sympathisants à travers tout le territoire national et à l’étranger, pour se mobiliser et agir en vue d’une participation massive des électeurs et des électrices à ce grand moment de démocratie pluraliste que devra être le scrutin du 4 mai 2017». Le choix des candidats, selon lui, n’a jamais été pour le parti chose aisée, «tant les critères de choix peuvent être nombreux, tant l’équation qui lie ces critères peut prêter à 1000 et un formalismes, tant le vivier des candidats potentiels répondant à tous les critères arrêtés est riche, le parti ayant, il convient de le répéter pour notre fierté commune, drainé vers lui et su garder en son sein par la grâce de Dieu de nombreuses et éminentes personnalités qui méritent toutes de siéger ou de re-siéger dans la future Assemblée». Car l’enjeu, écrit-il, «pour notre parti est de sortir victorieux de la joute électorale du 4 mai 2017, en permettant au FLN de conserver et de consolider le rang de première force politique que lui convoitent d’autres mouvements de la scène politique nationale». Son optimisme est de constituer dans la prochaine Assemblée un groupe politique FLN suffisamment fort en effectifs et en compétences pour peser de tout son poids lorsqu’il s’agira de continuer la mise en œuvre du programme du Président de la République après que «notre parti eût pesé de tout son poids lors de la dernière révision constitutionnelle». L’appel de Saadani cache des desseins inavoués puisqu’il fera l’éloge du premier magistrat du pays par lui offrir la victoire du FLN. En cette fin de campagne, le scrutin du 4 mai 2017 ne peut en aucune manière être laissé à l’emprise ni du hasard ni de la fatalité. La volte-face de Saadani augure d’une tentative de retour masqué aux commandes du parti, estiment certains observateurs. Pour vaincre le 4 mai 2017, indique-t-il dans son appel, «le parti se doit, à travers l’appel de ses militants, d’allumer la flamme d’un grand élan d’enthousiasme en faveur du FLN, flamme qui ira éclairer les foyers jusque dans les contrées les plus reculées de cette Algérie profonde si chère à nos cœurs, pour qu’ensuite cet appel nous revienne dans un immense écho, démultiplié en clameur venant de toutes parts, une clameur porteuse de la foi du citoyen en l’action du parti, de sa fidélité au Président du parti et à son programme bienfaiteur pour notre pays». Il conclut par appeler à la mobilisation en masse. «Mettre le succès au rendez-vous du scrutin législatif du 4 mai prochain et voter FLN à cette occasion». Cet état-major, rappelons-le, baigne dans une ambiance chaotique après les derniers scandales qui l’ont émoussé sur la «chkara» et les gros bonnets pour cette histoire d’achat de tête de listes non encore élucidée.

À propos Nadira FOUDAD

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