Accueil » Actualité » Travail et Emploi: Comment créer de la richesse en Afrique?

Travail et Emploi: Comment créer de la richesse en Afrique?

Si le débat est concentré, exclusivement, sur l’Afrique et son avenir avec en sus l’expérience de plusieurs pays africains en matière de pacte social et de développement pour résorber le chômage, il était indéniable de constater que le partenaire social représenté par le SG de la Centrale syndicale était absent lors de ces travaux. Or et selon ce constat en Algérie, le scepticisme n’est plus de rigueur à en croire les propos des différents intervenants qui se sont succédé au podium lors de ce grand rendez-vous qui coïncide avec la tenue prochaine de la rencontre préalable au sommet pour l’emploi et les compétences de la commission du travail et des affaires sociales de l’Union Africaine. Ils sont restés catégoriques car selon leur vision il n’y a pas péril en la demeure pour l’Algérie dont le PIB avoisine les 5 % et dont les réserves de change plafonnent les 109 millions de dollars; son objectif serait que notre pays sera un facteur de stabilité grâce à la bonne gouvernance. Voilà en somme la quintessence du message véhiculé, hier, lors des travaux de cette rencontre tenue à l’école ESHRA à Alger, en présence des représentants de 45 pays africains venus débattre de la problématique de chômage et de la relance de l’économie. La problématique du chômage serait, selon les différentes interventions, liée au cadre macro-économique et seule la gouvernance économique serait un principe à développer pour la création de la richesse, dira dans son intervention l’ex-président de la CGEA, Habib Youcef. Mais alors, s’interroge-t-il, comment stimuler la croissance économique pour que l’Algérie puisse se positionner sur le concert de la Nation ? Cette option était longuement débattue par le représentant de l’OIT qui a plaidé pour la mise en place de programme de renouveau pour la relance économique. Cependant, les intervenants ont opté pour le règlement des problèmes de l’Afrique par les Africains car ce déficit est difficile à combler en matière de chômage et de création d’emplois.

Selon l’intervention de Oueld Sidi de ILO qui a suivi celle de Djamel Belahrache, président de la fondation de job Africa, les deux ont situé les enjeux des uns et des autres par mettre en garde contre le retard conséquent en matière de Développement à cause de la situation politique des pays africains intenables. Ceci a permis aux jeunes chômeurs de rallier les mouvements extrémistes et rebelles en Afrique. Toutefois, la 4ème révolution industrielle et numérique pourrait avoir des répercussions désastreuses sur l’emploi puisqu’il sera question de suppression de milliers de postes, s’accordent-ils à dire devant les présents à cette réunion qui s’est tenue en présence du ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, celle des Postes et télécommunications en l’absence de Abdelmalek Sellal, Premier ministre. Pour sa part Lynda Kromjong, secrétaire générale de l’organisation internationale des employeurs (OIE), avait interpellé le présents sur l’excès de grève en Afrique par parler du cas du Kenya où les médecins et infirmiers débrayaient pendant 03 mois, ce qui perturbe le bon déroulement du service public. Il est impératif et urgent pour elle de coordonner les efforts des uns et des autres pour démêler en commun accord les entraves qui paralysent le développement de l’Afrique. A son tour, Mohamed El Ghazi a mis l’accent sur l’impérative nécessité de l’amélioration du climat des affaires, de la promotion du dialogue et de la concertation à travers la création de pactes pour l’emploi et la compétitivité et la promotion de l’Entreprenariat. Cette session de ce comité unique en son genre, poursuit-il, parmi les différents organes de l’Union africaine de par son caractère tripartite, a permis d’aborder des thèmes d’extrême importance pour le développement économique et social de nos pays notamment les questions liées à la promotion de l’emploi décent et à la protection sociale. Toutefois, Saida Neghza focalisera son intervention sur les différents dispositifs mis en place pour la résorption du chômage en Algérie. La présidente de la CGEA a axé son allocution de circonstance sur l’absence de banques de données et sur la réinsertion professionnelle après une rétrospective des différentes étapes entreprises par l’Etat concernant la relance économique. Cette rencontre est organisée par la Confédération Générale des Entreprises Algériennes (CGEA), conjointement avec l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et la collaboration de l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE), les 22 et 23 avril 2017. La rencontre qui regroupera plusieurs personnalités importantes de la sphère diplomatique et des organisations internationales du travail et des affaires, sera animée par des experts internationaux de haut niveau qui partageront le débat avec les représentants des délégations tripartites (Gouvernement-employeurs et travailleurs), conviés à cet effet. Cette réflexion sur l’emploi et l’employabilité, dont le thème très sensible et d’un intérêt stratégique, a été lancée en novembre 2016 par la fondation « Jobs For Africa» à l’initiative de l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE) et Business Africa, pour soutenir la croissance économique et accélérer le rythme de création d’emplois sur le continent.

À propos Nadira FOUDAD

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*