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Point de Vue: Les micros partis: D’où s’approvisionnent-ils en nectar ?

L’on s’est, tout le temps, interrogé, sur ces micros partis, se manifestant uniquement pendant les élections, après quoi ils entrent en hibernation profonde. L’on ne constate plus de mouvement, et l’on n’entend plus de son. C’est quand même curieux comme phénomène politique. N’est-ce pas ? Un parti s’est justement fait pour se manifester toute l’année, dans le meilleur et dans le pire. J’ai eu l’occasion au cours des deux décennies passées, à rencontrer, interviewer ou assister à des rencontres de ces chefs de parti. De façon générale, c’est très rare où l’on peut rencontrer des cadres de parti possédant un discours politique satisfaisant et convaincant, révélateur d’une perspicacité politique et d’une culture nationale porteuse d’une visée ou d’un projet de société. Une poignée d’expressions, que l’on entend à chaque rencontre et répétées en litanies sur toutes les lèvres. D’où procurent-ils ces micros partis, apparemment pauvres et sans ressources, l’argent pour subsister ? Je ne crois pas, que ça serait une chose aisée de répondre à cette question, d’apparence naïve, mais dans le fond, elle serait inflammable au moindre contact. La gestion d’un parti, fut-il un micro parti ou une simple association culturelle, n’est jamais une chose à la portée du premier venant. Je ne vais pas spéculer longtemps là-dessus, du moment que ça serait une manœuvre ludique et de la pure perte de temps. L’activité officielle d’un parti, n’est en somme que la partie visible de l’iceberg. Il y a par exemple des partis « soigneusement mijotés dans les labos de l’Etat, afin de se créer une fausse, voire un simulacre d’opposition et casser par conséquent les oppositions authentiques ». Donc, tenir un rôle, en se faisant passer pour opposant, ne se fait jamais gratuitement. Ce genre de partis est de facto « abreuvé » par les finances de l’Etat, et par différents tuyaux, imperceptibles par les profanes de notre espèce. Généralement le chef ou le noyau dur – ou bien le cercle restreint- du prétendu parti, ne fait pas trop différence entre le budget de la formation et son argent propre. C’est la raison pour laquelle et comme dit plus haut, ce genre de formations politiques ne se manifeste que pendant les grands événements, disons « lucratifs ». Autrement dit, pendant les périodes de la moisson. En Algérie, pays rentier par excellence, les partis politiques de l’Etat et les finances de l’Etat, sont presque des synonymes. Pas mal de politicards sont-ils devenus riches, par la simple idée de créer un parti et en devenant un chef de parti.
alkaderdz62,@yahoo.fr

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