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Pour des affaires liées aux psychotropes: Près de 30 pharmaciens sous contrôle judiciaire

La vente sans ordonnances au préalable et la consommation illicite des psychotropes sont sous les radars des pouvoirs publics. L’Etat combat de toutes ses forces ce phénomène tant la gestion des psychotropes a été toujours la préoccupation essentielle des pharmaciens des officines notamment publiques. Les peines de consommation de ce type de produit ont été aggravées. De plus en plus, de pharmaciens sont soupçonnés ou accablés pour ne pas contrôler suffisamment la gestion des psychotropes, un produit médicamenteux dangereux à conséquences terribles sur la santé mentale et physique des personnes notamment les jeunes. La nouvelle a peut-être de quoi mettre le doigt sur un dossier qui accapare encore les projecteurs des spécialistes de la santé publique. Près de 30 pharmaciens au niveau national sont soumis au contrôle judiciaire pour des affaires liées aux psychotropes, a-t-on en effet appris jeudi à Ain Témouchent du vice-président du Conseil national de l’ordre de pharmaciens (CNOP), Dr Noureddine Bettioui. Tout compte fait, il apparaît clairement que le dossier des psychotropes revêt une importance grandiose au vu de son impact sur la santé et sur l’économie du pays. Ce produit non seulement détruit l’individu mais cause des cas de toxicité chez le malade qui peut conduire à la mort par un lâchement cardiaque. Il doit être administré avec une ordonnance subordonnée à une consultation médicale. En outre, la personne à qui est vendu ce produit par un pharmacien, doit être avant inscrite dans le fichier des malades. Les révélations fracassantes dûment appuyées par les chiffres, ont été dévoilées lors d’une journée d’information sur la gestion des psychotropes au sein des officines, organisée par la section de wilaya du Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (SNAPO). A ce sujet, le Dr Bettioui a souligné que la condamnation, dernièrement, d’un pharmacien dans la wilaya de Sétif à 07 ans de prison, renseigne sur la lourde responsabilité qui incombe au pharmacien en tant qu’élément dans la distribution du médicament. Par la même occasion, il a insisté sur la vigilance que doit prendre tout pharmacien eu égard à la dangerosité de la gestion de ce dossier. Aujourd’hui, plus aucun doute, le dossier des psychotropes est traité par les pouvoirs publics avec la même ténacité et intransigeance que celui de trafic de drogue et des stupéfiants. Le responsable a ajouté dans ce sens que la loi algérienne prévoit des sanctions rigoureuses allant de 05 et 15 ans de réclusion criminelle plus une amende de 500.000 à 01 million de DA dans les affaires de psychotropes. Le Dr Noureddine Bettioui qui occupe le poste de responsable du CNOP dans la région de Tlemcen regroupant les wilayas de Sidi Bel-Abbès, Saïda, Aïn Témouchent et Tlemcen, a appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures préventives qui mettent le pharmacien à l’abri lors de la gestion du dossier des psychotropes, à travers la délivrance d’ordonnances empêchant toute fraude et la consultation en permanence du fichier des malades qui ont besoin de ces médicaments afin d’éviter tout dérapage. Cette rencontre, qui a réuni des pharmaciens de la wilaya d’Ain Témouchent et des wilayas limitrophes dont Tlemcen et Oran, a abordé d’autres axes liés à la relation du pharmacien avec les services d’assurances, en présence des directeurs de la wilaya d’Ain Témouchent des Caisses nationales d’assurance sociale des salariés (CNAS) et des non salariés (CASNOS).

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