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Des mesures pour stabiliser les prix de la pomme de terre: L’Etat en guerre contre les spéculateurs

Pour les professionnels, il est clair que le déstockage est la solution par qui le salut arrive. Les spéculateurs n’ont visiblement pas la peau dure. Profitant de la récolte hors saison, ils rechignaient à faire stabiliser les prix. Ce n’est plus le cas heureusement aujourd’hui puisque c’est la « guerre » annoncée par l’Etat contre monopolisateurs et intermédiaires de tous bords, intervenant dans le circuit de la pomme de terre. Le salut est venu de la décision de l’Etat d’en finir avec le monopole et la spéculation dans ce domaine. Le mois de Ramadhan approche. Avec les nouvelles mesures, il est fort à parier que le scénario des envolées des prix des années précédentes à la veille du mois sacré, ne se réédite pas. Il est décidé de plus en plus de faire revenir les prix envolés de dame pomme terre à la normale. Ce produit de consommation qui garnit les plat du pauvre et du riche, fait l’objet, depuis plusieurs semaines, de pratiques spéculatives qui ne disent pas leur nom à tel point que les prix ont atteint la barre faramineuse des 100 dinars le kilo voire les 120 dinars aux premiers jours de l’entrée de cette spéculation. Evidemment, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour stabiliser les prix de la pomme de terre. Le ministre de l’Agriculture n’a pas été par trente six chemins. L’Etat a d’abord procédé au déstockage de quantités importantes et à l’approvisionnement direct des consommateurs via des points de vente dans les grandes villes et qui proposent ce produit de large consommation à des prix abordables, indique en effet le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdessalem Chelghoum. C’est la seule et unique manière selon lui pour influer sur les prix. Ce déstockage a commencé depuis trois jours. Hier, on a constaté que sur certains marchés, le prix de ce féculent est descendu à 75 dinars. Le ministre a des arguments à faire valoir. « Nous avons commencé, depuis deux jours, à mettre sur le marché des quantités importantes de pomme de terre pour agir sur cette spéculation et faire en sorte que les prix reviennent à la normale. Les prix sont excessifs, ce n’est pas normal », a-t-il en effet déclaré lors d’un point de presse en marge d’une réunion sur le foncier agricole. Sans pour autant donner de chiffres sur les quantités de pomme de terre mises sur le marché, M. Chelghoum a affirmé que l’Etat détenait un stock important qui sert à la régulation du marché durant ce mois d’avril en attendant l’entrée de la production de saison à partir de mai prochain. C’est triste de constater un renchérissement des prix de la pomme de terre. Ces derniers ont dépassé parfois les 90 DA/ kilogramme. Un constat, faut-il le dire, aggravé par le phénomène de la spéculation. L’autre solution: les pouvoirs publics ont décidé également de participer à l’approvisionnement direct du consommateur en ouvrant des points de vente de proximité dans les grandes villes. « Avant, on approvisionnait le marché de façon classique, c’est-à-dire, à travers les marchés de gros. Mais nous avons constaté que même sur ces marchés, les gens de mauvaise foi sont arrivés à spéculer sur ce produit de large consommation en grevant le pouvoir d’achat des citoyens. C’est pour cela, nous avons introduit une nouvelle façon d’approvisionner le marché en allant directement au consommateur », a-t-il dit. Le prix de la pomme de terre cédée au consommateurs au niveau de ces points de vente ne dépasse pas les 50 DA/kilogramme, assure le ministre. Pour les autres fruits et légumes, le ministre reconnaît que les prix étaient « excessifs ». Pour certains produits, la récolte est hors saison comme la tomate, le poivron et les courgettes, lesquels proviennent des serres dans certaines régions très reculées du sud comme El Oued et Biskra. « Donc, il y a un coût supplémentaire par rapport à la production en plein champ et en pleine saison », explique le ministre. D’après lui, cette hausse devrait s’estomper dès l’entrée de la production de saison à partir du mois de mai, qui va coïncider avec le mois de Ramadhan. « Les choses vont se stabiliser », a-t-il dit en indiquant que son département et celui du Commerce sont en concertation sur les mesures à prendre « pour réguler cette question des prix des légumes ». « Je reste convaincu qu’il y a un effort aussi à faire pour la production. Nous sommes en train de le faire en concertation avec les Chambres d’agriculture pour arriver à bout de cette frénésie des prix qui concerne les produits agricoles' », a ajouté M. Chelghoum.

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