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Point de Vue: Contrebande, contre loi?

La contrebande cause apparemment un grand préjudice à l’économie nationale. C’est un «proche parent» de l’informel, mais pratiqué à une échelle extraterritoriale. Ce sont des bandes, à l’instar de ceux qui font le trafic de la drogue ou des armes. Par là, ils deviennent une menace potentielle pour la sécurité nationale. Le danger de la contrebande s’avère particulièrement, imminent lorsqu’il s’adonne au trafic hors du territoire national, des produits de première nécessité, soutenus par l’Etat. Je cite, entre autres, les semoules, l’huile, le sucre et le carburant. La contrebande se développe ou s’amenuise au gré de la force et de la santé de l’Etat. Lorsqu’un Etat présente de signes de force et de vigilance, l’activité aux frontières est maîtrisée au maximum et ne fait parler d’elle que rarement. Par contre, lorsque le contraire est constaté sur le tas, ce sont les chefs de bande qui ont le dernier mot. L’on pourrait bien entendre par «fort et force», lorsque le gendarme ou le policier ou le douanier est difficilement charmé par l’irrésistible odeur de l’argent. Dans un Etat fort, le moindre faux pas pourrait bien être fatal pour un commis de l’Etat n’ayant pas su maîtriser son engouement instinctif, pour le pognon. Le développement du trafic fait en «intra-muros» –informel- ou «extramuro» – contrebande, fait parties des symptômes pathologiques signalant que le corps de l’Etat est malade dans son ensemble….Ce sont les symptômes annonceurs, mais le virus est bien dissimulé dans les entrailles de l’organe. Ce virus s’appellerait la corruption. C’est par l’argent sale que l’on peut s’acheter les silences des uns et des autres. Et, c’est justement ce silence qui laisse se développer l’économie informelle et la contrebande transnationale… ce sont, en fait le corrupteur et le corrompu qui en sont les grands gagnants, mais c’est l’Etat et le peuple, qui en sont les plus grands perdants. Lorsque l’argent devient le vecteur des affaires quotidiennes, dans la politique comme dans l’économie, aux dépens de la loi et du droit, sachez bien que les droits sont bafoués, notamment pour quelqu’un ou quelques-uns n’ayant pas les possibilités financières de restituer leurs droits. D’ailleurs, c’est pour cela qu’un riche contrebandier ne trouve pas de difficultés afin de s’effrayer les plus ennuyeux, voire le plus sinueux des chemins. A bien constater les choses avec un objectif raisonnement, il s’avère qu’un seul mal serait derrière notre panthéon de maux, risquant même d’hypothéquer l’avenir et l’existence du pays. La corruption et rien d’autre.
alkaderdz62@yahoo.fr

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