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Point de Vue: Devises de la diaspora

Les transferts de la communauté algérienne vivant à l’étranger en devises, serait dans les environs de deux milliards de dollars. Trouvez-vous ce chiffre quand même important ou le contraire? S’il s’avère important pour les banques ayant un déficit de liquidités en devises ou aidant à financer les opérations d’importation, il n’en demeure toutefois, bien en dessous des aspirations, vu le nombre important de la diaspora algérienne installée à l’étranger. Une petite comparaison avec deux pays voisins, dont les transferts de la communauté vivant à l’étranger constituent une des principales sources de revenus en devises pour ces Etats qui sont de loin plus en avance de nous. Il s’agit bien du Maroc et de l’Egypte, que l’on peut bien considérer comme exemplaire, où une discipline rigoureuse est imposée par les pouvoirs publics en matière d’échanges des devises. Je n’ai pas avec moi, des chiffres exacts sur la planche, mais je sais, qu’ils sont importants. A notre avis, c’est la rente faramineuse en dollars, par les ventes des hydrocarbures et quelques exportations qui ont fait en sorte que les pouvoirs publics en Algérie s’intéressent peu aux devises des émigrés. Il y a deux ou trois jours que l’on s’est met à débattre avec véhémence dans la presse nationale sur le sort des revenus en devises des émigrés. La raison de cette prise de conscience brusque est simple, et sans passer par quatre chemins pour en déduire les motifs : les caisses sont apparemment vides ou bien, sont en train de se vider. Ce n’est pas uniquement les devises de notre diaspora qui ne sont pas exploitées à bon escient. L’informel avait sans nul doute esquinté l’économie et la trésorerie nationales. Ce sont des chiffres astronomiques qui échappent au fisc. Un émigré préférant échanger ses devises par des canaux parallèles au lieu de le faire dans une banque, s’adonne également à de l’informel. L’informel n’est plus une simple activité, mais c’est un réflexe imprégnant une bonne partie des esprits des Algériens. L’absence d’un Etat qui devrait être à cheval contre de tels comportements, laisse les choses aller, voire s’envenimer en donnant le regrettable aspect d’être dépassé par les événements. Les rentes « folles » en hydrocarbures et quelques autres sources n’ont pas laissé le temps pour une bonne exploitation d’autres revenus. Je donnerai comme exemple, le foncier agricole et l’élevage qui sont encore exempts d’impôts. Un programme national visant à revoir de façon ingénieuse et radicale, toutes les sources pouvant être imposables ou bien taxable, ne serait guère une mauvaise idée.

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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