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Viandes brésiliennes avariées: «L’Algérie à l’abri de tous les risques»

L’affaire des viandes avariées en provenance du Brésil, révélée au début par la presse de ce pays d’Amérique latine, prend une tournure au point de faire réagir les autorités algériennes. La police brésilienne qui a aussitôt ouvert une enquête, soupçonne d’ores et déjà des exportateurs brésiliens pour avoir aidé à falsifier des certificats de conformité d’origine de ces viandes en les mentionnant comme étant propres à la consommation. Elle a, dans ce registre, livré les noms de quatre exportateurs de ce pays sur lesquels pèseraient des doutes au sujet de ces viandes brésiliennes avariées. Pas seulement, il se trouve que l’Algérie contrôle toutes les viandes de ses fournisseurs de divers pays. L’Ambassade d’Algérie eu Brésil, à qui l’information sur ces exportateurs de viandes périmées, a été communiquée, a multiplié les démarches et a saisi immédiatement le ministère de l’Agriculture algérien. Partant de ces premiers éléments d’information, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, a pris les devants et a instauré un « Plan » visant à épargner le marché de consommation national, l’introduction de ce type de viandes, objet de soupçon par les autorités brésiliennes. Le premier responsable officiel à avoir réagi sur cette affaire est le ministre de l’Agriculture, Abdesselam Chelghoum. Le ministre a balayé d’un revers l’information portant une présumée existence sur le marché local de viandes avariées.  «Toutes les viandes mises actuellement sur le marché sont saines », a-t-il assuré. Il a également laissé entendre que les analyses n’ont rien révélé d’anormal et qu’un conteneur de 24 tonnes de viandes provenant du Brésil a été gelé au port de la capitale, en attendant les résultats des analyses qui sont en cours. Le ministre a affirmé, dimanche à Alger, que l’Algérie était à l’abri de tous les risques des viandes brésiliennes avariées.
Il a ainsi tenu de rassurer les consommateurs que toutes les mesures de contrôle avaient été prises. Dans une déclaration faite à la presse en marge d’une Journée d’information sur la pêche, le ministre a indiqué que dès l’éclatement du scandale des viandes brésiliennes avariées suite auquel une vingtaine de pays ont suspendu leurs importations, des mesures préventives ont été renforcées par les autorités algériennes pour toutes les cargaisons de viandes en provenance non seulement du Brésil mais aussi de l’ensemble des pays fournisseurs de l’Algérie en viandes. En outre, a poursuivi M. Chelghoum, son ministère a reçu, jeudi dernier, une note d’information de l’Ambassade d’Algérie au Brésil dans laquelle il a été précisé la liste nominative des exportateurs brésiliens de viandes mis en cause et qui sont au nombre de quatre (4). Selon lui, « des investigations et des enquêtes rigoureuses ont été déclenchées (par les services algériens habilités), toutes les cargaisons sont contrôlées et analysées par nos laboratoires, alors qu’un conteneur d’une capacité de 24 tonnes de viandes en provenance du Brésil a été gelé au niveau du port d’Alger et les analyses sont en cours ». A ce propos, il a assuré que les analyses effectuées, jusqu’à ce jour, étaient négatives et que toutes les viandes mises actuellement sur le marché étaient saines. Pour rappel, l’affaire de la viande brésilienne avariée a éclaté lorsque la police brésilienne a découvert la semaine dernière que des gros exportateurs de viande avaient corrompu des inspecteurs des services d’hygiène pour certifier de la viande avariée comme étant propre à la consommation.

À propos B.H.

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