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Point de Vue: 40 millions $ pour le chewing gum

Puisqu’il y a des algériens, qui ne supportent pas mastiquer le chewing gum produit localement, l’on a pensé, juste pour leur faire plaisir, à leur importer un Chewing gum «made in outre mer». L’importateur fait ses opérations d’importation, tant qu’il y a un Etat qui fait semblant de ne rien voir et tant que l’on a cette volonté de soutenir les économies des autres pays et casser la production nationale. Oui, il y a aussi certains algériens qui, par esprit «indigène» préfèrent se donner un simulacre de comportement de «gens civilisés» en consommant toute chose produite par le vainqueur. Cette histoire du chewing gum importé sûrement d’un pays européen, ajouté aux cure-dents importés de Chine, il y a de quoi faire la fête. La nomenclature des produits «superflus» que l’on tâche à importer pour satisfaire une demande nationale en la matière est longue, entraînant dans son sillage une perte, voire une saignée de grandes sommes en devises que l’Etat devrait normalement placer dans des usages plus bénéfiques et rentables. Comportements funestes, nous rappelant les folies des enfants gâtés ou psychologiquement déréglés. La facture des produits importés, sans la moindre nécessité, à l’instar du chewing gum en question et les cure-dents chinois, allant du chocolat au paracétamol, pourrait s’élever à un milliard de dollars. Je vous laisse cher lecteur le soin de convertir cette exorbitante somme en monnaie nationale. Ce n’est pas pour rien que nous avons foutu en l’air environ 800 milliards dollars – 1200 milliards selon d’autres sources- en quelques années. Une fois le prix du baril ayant chuté vertigineusement chuté, tout le pays avait chuté avec. Maintenant, l’on découvre avec un air mi moqueur mi déçu que l’argent – du peuple- se dispatchait de façon débridée, à droite et à gauche, sans garde-fou. L’on était – parait-il- dans un besoin urgent de s’acheter la paix sociale. Mais, c’est toujours avec l’argent du peuple, que l’on peut s’acquérir cette foutaise de paix sociale avec ce même peuple. Donnez lui, ce qui lui ferait plaisir et il vous laisse tranquille. Gouverner ici, ce n’est plus prévoir, comme l’avait toujours recommandé la sagesse millénaire humaine, mais, plutôt répondre favorablement, aux plaisirs et gâteries des uns et des autres. Maintenant, que les caisses sifflent au vide, comment irait–on satisfaire les exigences de nos enfantillages? Y aurait-il une réponse à cette question? Je sais que la réponse ne saurait être qu’un de ces verbiages creux, hautement démagogique. C’est inutile de continuer. Je vous laisse dans la paix du chewin gum.
alkaderdz62@yahoo.fr

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