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Respect de l’éthique et de la déontologie «Législatives: un test pour les médias»

«Respect de l’éthique», «Respect de l’autre», «Test de la liberté d’expression» le ministre de la communication ne manque assurément pas de qualificatifs pour appeler les médias à ne pas etre en retrait par rapport à l’échéance électorale qui pointe. Il dit sans ambages qu’il est contre une presse d’attaque et d’injure. Le ministre n’omet pas de s’adresser également aux chaînes TV non accréditées qu’il invite à plus de rigueur dans le traitement de l’information. Ce sont quelques vérités sorties par Hamid Grine lors d’un séminaire de formation sur le journalisme. Incontestablement le ministre ne perd pas de temps. Le ministre qui se range du côté des «anti abstention», sait de quoi il parle. Il se dit prêt à acceuillir plus de 1000 journalistes pour couvrir ces élections preuve de son engagement envers la liberté de la presse et de l’expression. Pour les observateurs c’est une sorte de «Come back» des médias que cherche le ministre dans la perspective des prochaines législatives. Mais pour le ministre de la communication il s’agit plutot un «test» pour les médias lors des prochaines législatives. C’est néanmoins ce que souligne le ministre de la communication Hamid Grine, pour qui, les élections législatives de 4 mai seront une « sorte de test » pour les médias algériens en matière de respect des règles de l’éthique et de la déontologie dans l’exercice du droit de la liberté d’expression. Tout compte fait, le ministre qui avait, rappelons-le, intensifié ses appels aux professionnels des médias pour le respect du sens de l’objectivité et de l’éthique, souhaite que ces élections seront la preuve irréfutable reflétant les engagements pris par la presse et les médias en général. Et quelle meilleure opportunité pour les professionnels des médias que ces élections pour relever le défi ! Le ministre ne manque pas d’ambitionner que le secteur des médias sera au rendez-vous à l’occasion de ces joutes. «Un test de la liberté d’expression » dit-il. « Ces élections seront une sorte de test de la liberté d’expression et de professionnalisme. On va voir si cette liberté d’expression inclut l’éthique et la déontologie », a-t-il en effet déclaré. Le ministre s’exprimait lors d’un point de presse animé, en marge d’un séminaire de formation sur le journalisme et les réseaux sociaux. Pour le ministre, la liberté d’expression passe par « le respect de l’autre » à travers « des limites éthiques, déontologiques et professionnelles ». Il releve que « si on va vers une presse d’attaque et d’injure, la liberté d’expression n’est pas respectée ». Le ministre a soutenu, dans ce sillage, que l’Algérie avait une presse « professionnelle et exigeante », qui veut toujours aller au « fond des choses ». Il ajoute que la liberté d’expression est consacrée dans la Constitution et sur le terrain. Il relève que depuis 2014, avec le cycle de formations initié par son département, son secteur a enregistré « moins de laxisme » et « plus d’exigence ». Il ajoute que l’Algérie était prête à accueillir plus de 1.000 journalistes étrangers, à condition d’être dans « l’exactitude ». Le ministre précise que « si on rencontre les chaînes TV privées non accréditées, et on le fera, on leur délivrera le même message: rigueur et exactitude dans le traitement de l’information et en tant que membre du gouvernement nous sommes contre l’abstention ». « C’est juste des règles d’éthique et de déontologie, pas d’atteinte aux personnes, de diffamation, d’injures, de manipulation, c’est important d’aller vers une presse éthique et déontologique et j’ai bon espoir lors de ces élections », a-t-il assuré. Interrogé sur l’accréditation de nouvelles chaînes, M. Grine a indiqué que le gouvernement ne pouvait pas aller au-delà de 11 chaînes (sur les 55 environ existantes), précisant, dans ce cadre, qu’il ne restera que les « professionnelles et répondant aux cahiers de charges ». M.Grine a relevé que l’Algérie avait une « presse responsable et consciente », ajoutant ne pas observer de « dépassements » notamment dans les chaînes de télévision, car « je les regarde toutes ». Questionné par ailleurs, sur l’autorisation de création de radios privées, M. Grine a rétorqué que cela se ferait probablement dans deux ans.

À propos B.H.

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