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Point de Vue: Transporter c’est plutôt servir

A Oran le transport urbain et suburbain n’a pas encore trouvé son identité, ni son chemin. L’aspect chaotique est visible de loin. A première vue, l’on peut déduire que les choses vont mal que ce soit par incompétence ou par un laisser-aller prémédité. Oui certes, le citoyen n’a pas de problème pour se faire transporter là où il désire aller. Mais, faudrait-il que l’on pense un peu, en s’interrogeant: comment ce transport est-il fait et comment est-il pratiqué. Je veux insinuer par là, que ce transport serait-il pratiqué, selon les normes modernes ? Absolument pas. La première chose à observer, c’est bien la mauvaise gestion administrative de ce secteur, caractérisée particulièrement, par une absence flagrante des autorités sur le terrain. Autrement exprimé, il y a une absence du suivi. Il n’est pas logique que l’on délivre un agrément à un transporteur en vue de faire prestation d’un service de transport sur une ligne urbaine ou suburbaine quelconque, et le laisser travailler à sa manière et à sa guise, en enfreignant à chaque moment et à chaque jour, les lois et les règlements régissant ce secteur. La prestation de service caractéristique essentielle de ce travail est supplantée par un esprit de concurrence et de commerce. Le but primordial n’est autre que gagner et encore gagner de l’argent. Pour l’Etat, l’indispensable c’est également faire rentrer de l’argent par le biais des imports et les autres charges et qu’il crève ce maudit citoyen. Tout le mal est venu du fait que l’Etat, représenté par les Services de la direction des transports et les services de sécurité chargés de surveiller ce secteur, ne se faisaient que rarement représenter sur le terrain. Cette absence douteuse, avait laissé le champ libre à «ces aventuriers» d’exploiter à leur guise une situation désertée par les concernés. Les résultats sont là et n’ont pas besoin d’une démonstration mathématique. Ce sont les nouvelles lamentables et décevantes que l’on apprend chaque fois dans les «unes» des journaux. Je ne veux pas aussi soulever la question des passes droits et de l’argent sale qui font pivoter ce secteur, puisque il n’en est pas l’unique à être touché par ce venin. Dans 05 ans, Oran aura le grand honneur et avec, bien sûr, la grande responsabilité d’abriter les jeux méditerranéens. Cela sera certainement une occasion pour réaliser un saut formidable pour faire d’Oran un joyau touristique hors pair. Croyez-vous que ce réseau dégradé des transports urbain ferait l’affaire?
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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