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Enseignement supérieur: Le CNES en mauvaise posture?

Deux ailes se disputent le leadership au niveau du CNES. Son bureau national vient de réagir en levant tout amalgame concernant les vraies raisons de cette brouille entre actuels et démissionnaires du syndicat qui, selon eux, activent contrairement à la légitimité du bureau né du 05ème Congrès du 30 septembre 2016. Le bureau national, élu à la faveur du Congrès régional de Constantine au mois de décembre 2016, met les pendules à l’heure. Le CNES informe l’opinion nationale que le dernier communiqué signé par un groupe de dissidents daté du 08 février 2017 est faux puisqu’il n’émane pas de sa direction. Ces dissidents, à leur tête Rahmani Abdelmalek, réfutent la légitimité du dernier Congrès régional de Constantine tenu conformément aux orientations du 05ème Congrès. Le CNES est sorti donc de son mutisme et une guerre de tranchées a bel et bien commencé. La dislocation s’est emparée du CNES, un syndicat connu pour ses positions farouches envers la tutelle. Il baigne en pleine confusion. Selon un communiqué qui nous a été transmis, hier, par le Dr Abdelhafidh Millat, coordinateur du bureau national du syndicat des enseignants du supérieur, il est fait état de brouille entre deux ailes qui se disputent le leadership. Ainsi, on apprend qu’une plainte vient d’être déposée au niveau du tribunal d’Alger contre l’université de Bouzaréah, accusée d’avoir autorisé la tenue d’un autre Congrès aux dissidents sans l’avis du CNES. «Il fallait se concerter avec les responsables du CNES pour signifier à l’aile de Abelmalek un refus catégorique de se réunir», selon le coordinateur. Le bureau national du Conseil national du CNES issu du dernier Congrès dénonce ses agissements et remet son affaire au tribunal d’Alger pour y trancher. Le bureau national du CNES se réunira incessamment pour mettre toute la lumière sur ces dépassements qui nuisent à la crédibilité du CNES. Il rencontrera aussi la tutelle pour traiter d’un commun accord les revendications des enseignants. Après la dernière rencontre entre syndicats autonomes, UGTA et ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale pour atténuer les feux de la discorde, certains syndicalistes reviennent à la charge pour se mettre sous les feux de la rampe en se cachant sous le fallacieux prétexte de la promulgation de la loi sur la retraite sans leur consentement.

À propos Nadira FOUDAD

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