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Elections législatives du 4 mai prochain: La galère des petits partis !

Si des partis politiques estiment qu’ils ont le vent en poupe et affichent leurs prétentions concernant les élections législatives de l’après amendement de la Constitution, ce n’est pas le cas des « petits » partis pour qui ces joutes sont celles de leur survie dans un paysage politique où désormais la course est serrée et le moindre glissement ou échec, leur est fatal avec l’accréditation d’au moins 71 formations. Ces petits partis qui donnent ainsi l’impression d’avoir les bâtons dans les roues semblent dans la hantise des suffrages réalisés lors des dernières joutes. Ils tentent, ce faisant, de se mettre en évidence. Ceci dit, au moment où le ton est donné avec d’une part l’installation pour la première fois d’une Haute Instance de surveillance des élections dont le président a été désigné par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika pour donner un gage de crédibilité à ces élections et d’autre part, la convocation du corps électoral à la veille du scrutin prévu le 4 mai, quelques formations tentent de mettre en doute la transparence des prochaines élections alors que d’autres espèrent simplement figurer dans la cours étroite des grands. C’est une certitude de dire que les préparatifs battent leur plein à moins de trois mois de ce rendez- vous. Quasiment, les questions des listes indépendantes et des 4% des voix, sont parmi les soucis focaux de discussions chez les petits partis. Ces derniers ne désespèrent pas pour autant et croient au miracle lors de ces élections législatives. Le point des candidats indépendants a d’ailleurs été l’un des sujets mercredi, durant l’émission «l’Invité de la Rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. Le directeur des Affaires Juridiques et des Libertés Publiques au ministère de l’Intérieur qui était présent, a livré les détails de la feuille de route du ministère de l’Intérieur au sujet de l’organisation et la transparence de ce scrutin. L’un des aspects à y avoir été développé avec M. Lakhdar Amara, a notamment porté sur les conditions de «transparence» de ce scrutin et de la «neutralité» de l’administration à son égard. Force est de mentionner que ces deux aspects sont garantis par la loi fondamentale du pays. L’intervenant rappellera à ce propos, qu’ils sont inscrits dans la Constitution. Il ajoute la présence de la Haute instance de surveillance des élections. Celle-ci est constituée de magistrats et de personnalités indépendantes. Cet organe « est érigé au rang d’institution constitutionnelle dotée de larges prérogatives «avant, pendant et après» le scrutin selon M. Lamara. Il explique également que face aux 71 formations politiques à avoir été agréées, il fallait avoir une «meilleure visibilité du paysage politique» et amener, ainsi, tout parti aspirant «au pouvoir» à être présent dans toutes les circonscriptions du pays, soulignant qu’il ne s’agit nullement d’une mesure visant à exclure quelque prétendant que ce soit. A l’argumentaire, il rappelle que «dans un passé très récent», il y avait beaucoup de «listes indépendantes» qui, pour «contourner les souscriptions», se faisaient parrainer par des partis politiques et qu’en échange, des partis sans ancrage dans le pays, faisaient appel à ces listes pour être «présents» dans le paysage politique. A propos de l’organisation du scrutin, M. Lakhdar Lamara assure, d’autre part, que toutes les dispositions techniques et administratives ont été mobilisées pour en assurer la réussite, relevant que l’un des aspects le plus important est relatif à l’assainissement du fichier électoral. Il signale, par ailleurs, que sous réserve d’être âgé de 25 ans et plus, de posséder la nationalité Algérienne, de n’avoir pas fait l’objet d’une condamnation et d’être en règle vis-à-vis du Service national, toute personne peut se porter candidate à ces élections.

À propos B.H.

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