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Point de Vue: Vacciné ou pas encore contre la fraude?

La fraude électorale, que ce soit en Algérie ou ailleurs dans les pays du même niveau d’évolution, serait devenue une constante. La fraude, la «chkara», le clientélisme et autres maux de la politique, sévissant dans les pays à démocratie de façade, sont les aspects essentiels qui font marcher la locomotive «démocratique». Dès les premiers jours des préparatifs pour les prochaines élections législatives, l’on remarque que, peu ou presque rien, l’évocation des termes ayant trait à la fraude. Les partis désirant entrer dans cette course auraient-ils été rassurés par une quelconque haute autorité, que les élections vont se passer dans une transparence à provoquer l’envie les plus authentiques des démocraties de la planète ou bien l’on avait décidé d’une participation dictée par les seuls calculs politiques aboutissant dans l’intérêt de ces partis et en dépit des lacunes que l’on a l’habitude de vivre dans de pareilles circonstances… Généralement, l’on ne peut constater que la petite partie émergée de l’iceberg. Le reste, ce ne sont que des tractations et des compromis qui se concluent dans les coulisses, loin des yeux et du cœur. Donc, participer en vue de gagner, n’est pas forcement le but. L’on peut participer juste pour apporter un plus au décor et faire animer l’aspect ambiant de l’événement, mais de toute façon, rien ne se fait gratuitement dans la politique… En plus, l’on peut bien faire ça, tout en restant dans l’opposition… Des fois, faire de l’opposition ça rapporte plus, que d’y participer concrètement. Les positions politiques se vendent aussi. Et, je crois qu’il y existe même une bourse de valeurs pour ça. Il ne faut pas surtout, se fier de façon candide, aux déclarations de quelques opposants aimant se moquer des citoyens devant les caméras. Y aurait de la fraude ou pas, c’est la question que personne ne saurait y répondre. De toute façon, après les élections, ceux qui vont gagner, vont jurer par le plus saint des saints que les élections se sont passées dans la plus grande des transparences; en revanche, ceux qui vont les perdre, vont maudire le jour où ces élections avaient eu lieu, à l’exception de ceux que l’on appelle avec ironie, les «lièvres» ou en forme longue, «les lièvres de la farce». Il ne faut pas, toutefois, précipiter les choses. Il y a des grandes chances pour que certains pays enracinés dans la démocratie aillent prochainement envier la nôtre. C’est-à-dire notre démocratie…

À propos A. BenAbdellah

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