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28ème Sommet de l’UA: Paix, sécurité, élection et réforme

Paix, sécurité, élection mais surtout réforme des institutions de l’Union africaine, chantier tant controversé de l’organisation, sont autant de points culminants annoncés lundi sur la table de l’Organisation panafricaine. Le chantier de réforme va être ponctué d’un rapport détaillé soumis aux dirigeants africains. Il va définir la nouvelle organisation de l’organisation ainsi que sa future politique générale selon les objectifs de mission assignés à son agenda 2063. Evidemment, sur le papier, il s’agit des volets organiques tels que le renouvellement de la composante de la Commission de l’Union africaine (UA). La question de la réforme des institutions de l’Union devra occuper les projecteurs. D’autres questions et non des moindres reviennent comme celles liées à la paix, la sécurité et le développement dans le continent. Des points a priori qui seront le cheval de bataille de l’Organisation au vu du contexte mondial et des enjeux qui prévalent. Le Sommet de l’Organisation panafricaine qui s’ouvre lundi à Addis-Abeba, promet d’abord par son contexte régional et économique. Le thème de la jeunesse devra être mis en évidence pour étayer les choix des prochains projets de développement des pays africains. La 28ème Session ordinaire du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA va tenter de relever les défis des prochaines années. Un Sommet prévu sur deux jours et dont les débats seront dédiés au thème : «Exploiter la dividende démographique grâce à l’investissement dans la jeunesse». Il n’y a pas meilleure thématique pour fonder la future stratégie de l’Organisation africaine. Ce rendez-vous verra également l’élection du nouveau président de la Commission de l’Organisation. Pour l’heure, 05 candidats sont en lice. L’un d’eux en tous cas devra succéder à la Sud-africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, élue en 2012 face au Gabonais, Jean Ping. Les cinq candidats en course sont les ministres des Affaires étrangères du Tchad : Moussa Faki Mahamat, du Kenya : Amina Mohamed Jibril, du Botswana : Pelonomi Venson-Moitoi, de la Guinée Equatoriale : Agapito Mba Mokuy et de l’ancien ministre sénégalais, Abdoulaye Bathily. L’élection du nouveau président de la Commission de l’Organisation africaine devait initialement avoir lieu lors du Sommet de juillet 2016 à Kigali à Rwanda. Mais, vu que cette échéance a été reportée au Sommet d’Addis Abeba, le mandat de la mission de Mme Dlamini-Zuma s’est vu prolonger. Le règlement intérieur stipule que le président de la Commission est élu par la conférence pour un mandat de 04 ans renouvelables une seule fois. A noter que le scrutin est tenu secret et se déroule à huis clos. Pour être élu, le futur président devra obtenir au moins 36 voix sur 54. Outre l’élection du président de la Commission, les chefs d’Etat et de gouvernement devront également choisir le vice-président et les 08 Commissaires qui composent la Commission. L’Algérie est candidate à certains postes clés. L’actuel Commissaire à la paix et à la sécurité de l’organisation est candidat à sa succession. Concernant ce poste, l’Algérien Smaïl Chergui qui est candidat à sa propre succession sera en compétition avec la Nigériane, Fatima Kyari Mohammed. L’autre dossier non moins d’importance qui sera évoqué, a trait à la question de la réforme des institutions de l’UA. Il s’agit de « redynamiser l’action de l’organisation et lui permettre de faire face aux mutations que connaissent le continent et le monde ». Cette mission a été confiée lors de Sommet de Kigali tenu en juillet 2016 au président rwandais, Paul Kagame. Celui-ci s’est entouré d’une équipe de 09 éminents conseillers représentant le continent noir. Il doit élaborer un rapport à présenter aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation. L’objectif de cette réforme est d’adapter l’organisation panafricaine aux nouvelles exigences en matière d’organisation en vue de donner un nouveau souffle à l’UA afin qu’elle soit « plus efficace et plus présente sur la scène continentale ». Cette réforme, estime-t-on, vise également à renforcer les moyens dont dispose l’Union pour la mise en oeuvre de ses objectifs assignés dans l’agenda 2063. Le dossier de la paix et de la sécurité en Afrique sera également un des principaux sujets des débats vu son importance pour la stabilité des Etats notamment que plusieurs régions du continent une instabilité aux plans politique et sécuritaire. L’insécurité, estime-t-on, a longtemps été un frein pour certaines régions du continent habituées aux crises récurrentes qui se nourrissent essentiellement de l’absence de réponses politiques aux problèmes, conjuguée au faible niveau de développement qui ne profite pas aux populations les plus démunies. Le souci de l’Afrique reste le maintien et la préservation de la paix et de la sécurité, deux points essentiels dans la mise en oeuvre des programmes de développement socioéconomique dans le continent. Au plan économique, l’Afrique a réalisé des avancées et une croissance au cours de la dernière décennie, malgré les difficultés dans le concrétisation des projets de développement inscrits dans l’Agenda 2063 figurant parmi les objectifs de l’Union africaine. Lors des réunions préparatoires du Sommet de l’organisation panafricaine, la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, qui doit céder sa place à l’issue de ce Sommet, avait mis en exergue l’importance d’investir dans la jeunesse comme « force d’avenir ». Les jeunes représentent actuellement plus de 70 % de la population africaine et demeurent une composante importante des ressources les plus précieuses du continent. Elle a souligné que l’Afrique, dans le cadre de l’Agenda 2063, a enregistré des « progrès dans la modernisation de l’agriculture et de l’agro-industrie, en s’attaquant aux retards dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’assainissement, et en veillant à promouvoir les investissements dans le secteur de la technologie d’information ». Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, arrivé samedi dans la capitale éthiopienne, prend part à ce sommet en sa qualité de représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

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