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Ingérence dans la gestion du culte musulman en France: La Grande Mosquée de Paris dénonce

La Grande mosquée de Paris rejette en bloc tout projet de sa mise sous tutelle et de celle du culte musulman en France. La grande Mosquée se trouve dans le dernier virage et dénonce une tentative de sa mise sous tutelle. La récente désignation de l’ancien premier ministre français Jean Pierre Chevènement à la tête de la Fondation de l’islam en France, a suscité des commentaires et des interrogations dans les milieux des politiques de l’Hexagone. Il en découle clairement que des manoeuvres sont en cours pour s’attacher la gestion du culte musulman en France. Les observateurs consentent à admettre que l’avenir de la Grande mosquée semble incertain dans la mesure où l’on se réfère notamment aux derniers développements sur la scène politique francaise et la levée des boucliers de certains milieux politiques dans un contexte marquée par une rude et impitoyable bataille électorale entre les candidats en course pour les présidentielles. D’ores et déja, il apparaît que le culte musulman dans ce pays se trouve face à son destin et risque d’etre probablement à des fins de récupération électorale. La communauté musulmane, notamment arabe, est très présente en France. Sur 64 millions de Francais, il y aurait probablement 20 millions de confession musulmane y compris les convertis, chiffres en 2016. 200.000 nouveaux musulmans intègrent annuellement ce pays et sont issus principalement de l’immigration. Cet afflux a été massif lors du mandat de Francois Hollande à cause des conflits entre autres syrien et certains réfugiés kurdes ou de l’Est d’Europe. Théoriquement, le choix de la communauté musulmane dans les scrutins présidentiels parait plus que jamais décisif. Il est considéré souvent « très pesant ». Evidemment, la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris qui rassemble jusqu’ici tous les musulmans de France dénonce toute ingérence dans la gestion du culte musulman en France. Alors que le ministère de l’intérieur francais avait lancé en décembre la Fondation de l’islam, cette institution a pour mission principale de gérer et d’organiser le culte musulman dans ce pays d’Europe. Dans ce registre, la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) a dénoncé lundi « toute forme d’ingérence » dans la gestion du culte musulman en France et a décidé de ne pas participer aux travaux de la mise en place de la Fondation de l’islam de France. « Après concertation entre ses membres, la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP) décide de ne pas participer aux travaux de mise en place de la Fondation de l’islam de France et de son Conseil d’orientation ainsi qu’à ceux de la mise en place de l’Association cultuelle », a précisé un communiqué parvenu à l’APS, dénonçant « toute forme d’ingérence » dans la gestion du culte musulman en France. « La FNGMP dénonce toute forme d’ingérence dans la gestion du culte musulman et de sa représentation, d’autant que l’élaboration des dites structures n’a jamais fait l’objet d’une large concertation avec les musulmans de France », a indiqué la même source refusant « toute tentative » de mise sous tutelle de l’exercice de leur culte. La Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris a appelé toutes les fédérations et associations musulmanes gestionnaires de lieux de culte, ainsi que tous les musulmans de France, à « rejeter toute tentative de mise sous tutelle de l’exercice de leur culte ». Le Ministère de l’intérieur a lancé en décembre dernier la Fondation de l’islam de France pour gérer et organiser le culte musulman en France. Cette fondation, présidée par l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, succède à la Fondation des £uvres de l’islam de France, créée en 2005. Interrogée par l’APS, une source proche de la FNGMP a indiqué que les membres n’acceptent pas, d’abord, qu’une institution censée gère les affaires du culte musulman soit présidée par un « non-musulman », en plus du fait sur le plan de la composante de conseil d’orientation de cette fondation, on déplore que sur les 30 membres, 16 sont désignés par l’administration et trois membres de la FNGMP. La Mosquée de Paris, principale institution du culte musulman en France, se trouve « minorée » dans cette fondation, a-t-on ajouté de même source. Plusieurs politiques français, rappelle-t-on, s’étaient interrogés sur le choix de Chevènement, une personnalité n’ayant aucun lien avec la communauté musulmane.

À propos B.H.

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