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Pôle & Mic: Un informel toujours vainqueur

L’informel esquinte l’économie et les finances du pays. Le rôle «institutionnel » de l’Etat, c’est bien de mettre fin à ce phénomène qui ronge silencieusement les potentialités du pays. L’Etat, et sans le dire explicitement, avoue son impuissance à en faire face. Donc, échec et mat … Le mal ne réside pas dans cette activité en elle-même, mais dans les puissants lobbys qui s’y tiennent derrière. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, l’Etat, et suite aux batailles rangées menées contre le commerce illicite, en est sorti avec le drapeau blanc à la main. Au contraire, il tend à se développer aux dépens d’un commerce licite et organisé, et plus dangereusement encore, aux dépens du Trésor public. Ce sont en somme des milliards de milliards échappant à la fiscalité nationale. Dans beaucoup de cas, ces sommes faramineuses sont converties en devises pour être expatriées, également de façon illicite, vers d’autres contrées plus sûres. En fin de compte, l’illicite fait rage et en ferait encore rage, tant qu’il n’a pas encore trouvé en face de lui, une force capable de le mettre «hors d’état de nuire». C’est un enchevêtrement de canaux d’intérêts au profit de puissants personnages, avec des solides ramifications dans les rouages du pouvoir…Dire autrement : tu ne réussirais jamais dans l’informel – bien sûr je ne parle pas de petits trucs informels de M’dîna Djedida – si tu n’es pas puissamment épaulé par quelque personnalité bien ancrée du pouvoir. De temps à autre, l’on procède à des opérations «orageuses» ou quelques tonnerres, dont les boums feront trembler les colonnes de la presse, mais sans une lutte soutenue et appuyée, tout finirait par reprendre de plus belle. C’est ce qui est clairement constatable que depuis la fameuse opération entreprise, il y a quelques mois,… en vue «cette fois» d’éradiquer de façon radicale, l’informel de l’existence, ce dernier a, au contraire, pris des proportions que l’on ne saurait négliger, ni même les nier.. La chose continuerait à exister, à éroder l’économie nationale, tant que chaque partie y trouverait son compte, à l’exception du pays, de son économie, de ses finances, y compris les petits citoyens sans défense, qui vont sans doute, sortir les plus grands perdants de cette équation. Dans ces grands moments de crise, suite à notre chute traumatisante, avec la chute du prix du baril, les pouvoirs publics auraient bien fait de s’occuper de cette «source fiscale inépuisable» , au lieu de faire recours aux solutions faciles. Par exemple : opérer des augmentations qui esquinteront les petites bourses.

À propos A. BenAbdellah

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