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Paralysé par une grève illimitée depuis une semaine: Le Port de Béjaïa consigné jusqu’à nouvel ordre

Le bras de fer entre l’Entreprise Portuaire de Béjaia (EPB) et le syndicat n’est pas prêt de connaître son épilogue et la grève continue de paralyser l’un des plus grands ports d’Algérie. Face au partenaire social, représenté par la section locale de l’UGTA qui réclame le départ du PDG Kasmi Halim, la direction du port appelle, pour sa part, au dialogue. Pendant que les canaux de dialogue sont fermés, le port de béjaia est, depuis hier, «consigné jusqu’à nouvel ordre», indique l’Entreprise Portuaire de Béjaia (EPB) dans une note datée du mardi 28 juillet, en demandant aux usagers cette infrastructure portuaire de dérouter leurs navires vers d’autres ports algériens. Une situation inédite pour ce port qui est parmi les plus grandes entreprises portuaires du pays avec des indicateurs clignotants toujours au vert, en sus du chiffre d’affaire en hausse d’année en année. «Compte tenu de la situation que vit actuellement le port de Bejaïa suite au mouvement de grève illégal engagé par le conseil syndical de l’entreprise depuis le lundi 20 juillet 2020 à 13h, nous portons à la connaissance de l’ensemble des usagers portuaires que le port de Bejaïa est consigné, jusqu’à nouvel ordre», a informé l’EPB via cette note. «Afin de préserver vos intérêts et les intérêts économiques de la région et du pays, nous vous demandons de prendre les mesures nécessaires afin de dérouter vos navires vers d’autres ports algériens, jusqu’à la reprise normale des activités», a précisé l’EPB. Cette dernière précise, par ailleurs, qu’elle continuera à assurer ses services pour les navires transportant des produits stratégiques (hydrocarbures, gaz, animaux vivants…). Ce débrayage qui aura duré plus d’une semaine, a occasionné un manque à gagner de plus de 200 millions de dinars sans compter «les surestaries, supportées par les réceptionnaires et le Trésor public, qui avoisinent les 500 000 dollars”. Hier, des parlementaires et acteurs de la société civile à Béjaia ont appelés à «sauvegarder ce fleuron des ports du bassin méditerranéen», et ce, tout en qualifiant la situation prévalant au sein de l’EPB «de dangereuse aux conséquences néfaste». Tout en estimant que «la mesure de consigne n’est ni dans l’intérêt de l’économie nationale, ni de l’EPB, encore moins des travailleurs et de la wilaya de Béjaïa», les mêmes voix s’enlèvent pour appeler à «amorcer un dialogue juste et responsable mettant l’intérêt suprême de l’entreprise au dessus de toute considération».

À propos Hocine Smaâli

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