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Aïd El Adha 2020 : La fête, le commerce, les sacrifices et le COVID-19

L’Algérie s’apprête à célébrer l’Aid Al-Adha. À cette occasion,
l’achat d’un sacrifice et de l’équipement qui accompagne cet événement est une nécessité. Ces achats ont bien un coût, qui peut être assez «imposant» pour certaines familles, mais restent une «nécessité» devant la société. «Le Carrefour d’Algérie» a fait un tour dans les souks au niveau de la wilaya d’Oran, afin de constater les prix pratiqués par les éleveurs, mais aussi pour ce qui est des équipements qui accompagnent les festivités de l’Aid Al-Adha.

Les moutons d’El Bayadh
toujours prisés

Que ce soit à Oran ou Alger ou bien dans d’autres wilayas du nord, le constat est le même: les moutons locaux gardent toujours leur place «spéciale» dans le «cœur» des Algériens, notamment celle d’El Bayadh. Nous avons pu constater, au niveau du marché d’El Hassi ou chez les éleveurs et revendeurs, que les prix pratiqués varient entre 25 000 Da et 45 000 Da la bête. Cela dit, les prix pratiqués au sein du marché ne se font pas au kilo, mais pour le mouton entier que l’on souhaite acquérir. Les vendeurs du marché nous ont indiqué que les moutons viennent la plupart de la région, à savoir de Tiaret, de Saida, de Boughtob, c’est-à-dire, des régions où la qualité du mouton est bien supérieure. Concernant la baisse de la demande, il faut dire qu’elle est d’ailleurs notable même à Oran, du fait que les garages ont été interdits, mais aussi par le fait que certaines familles ne vont pas acheter le mouton pour un tas de raisons.

Le commerce saisonnier
pointe le bout de son nez

Il n’y a pas de Aid sans «accessoires» appropriés. Le commerce saisonnier «spécial Aid Al-Adha» est une fois de plus de la partie, que ce soit dans les rues ou dans les souks, tout aussi bien qu’au sein des grandes surfaces et magasins d’électroménager. Le fourrage de luzerne est vendu à 120 Da la botte, alors que l’on peut se fournir en charbon de bois à partir de 10 Da auprès de vendeurs nichés dans les ruelles. Pour ce qui est des couteaux, chacun peut trouver son bonheur à partir de 250 Da pour des lames basiques, alors que les sachets en plastique, pour disposer des déchets sont eux à 100 Da le paquet. Les cordes sont disponibles aussi à partir de 80 Da, alors que certains marchands proposent des sacs de congélation à partir de 50 Da le paquet. Pour ce qui est des grilles de cuisson (barbecue) et les planches électriques, les prix que l’on a pu constater auprès des grandes surfaces et magasins d’électroménager varient d’un modèle à un autre. Certains magasins proposent par ailleurs des combos comprenant frigidaire, four à gaz ou électrique, ainsi que divers appareils utiles dans la cuisine, à des prix attrayants.

Rué sur les boissons:
Le produit local pour la nostalgie

La vente des boissons, tout type confondu, retrouve un peu de sa notoriété et compense les pertes qui les a essuyé durant cette période de confinement. En effet, une ruée sans précédent sur les limonades, boissons gazeuses et jus est constatée dans les grandes surfaces et superettes. En fait, c’est l’Aïd et le consommateur algérien pense à tout pour garnir la table de l’Aïd et comme la fête dure parfois plus que deux jours, il faut bien penser à préparer les garnitures dont les boissons. Sachant l’importance de ce produit chez le consommateur, les superettes n’ont pas accusé le coup et ont sauté sur l’occasion, en préparant des offres alléchantes et attrayantes. Ce sont les produits locaux qui sont les plus convoités, a-t-on constaté. Les marques habituelles et répondant à une nostalgie qui perdure depuis des années ont la cote. Les marques venues d’outre-mer et fabriquées localement ne manquent pas de sollicitation mais la concurrence est rude, affirme le vendeur qui a misé sur les boissons et les autres garnitures de l’Aïd à l’instar de la moutarde, la mayonnaise et le ketchup pour doubler ses recettes et profiter de l’aubaine.

Quand ce n’est pas l’artisan
qui aiguise les couteaux

Aiguisé les couteaux de l’Aîd est devenue un rituel chez les Oranais qui ne manquent pas l’occasion pour se préparer convenablement à cette fête tant attendue et prisée par aussi bien les enfants que les adultes. Sauf qu’il n’est pas sans savoir que cette pratique ne manque pas de danger quelle que soit le renommé ou l’expérience acquise par certains artisans. Aussi, le danger vient des personnes qui pratiquent cette habitude sans prendre le soin de se former. En effet, il est remarqué qu’à chaque coin une machine à aiguiser les couteaux est installée alors que la personne travaillant dessus n’est pas vraiment qualifiée. Autrefois, nos grands-pères affutés les couteaux de l’Aïd à l’aide de matériaux sans danger. Aiguiseur électrique ou manuel, fusil, pierre à affûter ou meule à eau, il existe plusieurs façons d’aiguiser un couteau. La plus connue pour les Oranais c’est bel et bien à l’aide d’une pierre car c’est plus saint et ne met pas en danger son utilisateur à l’opposé des machines dont la mauvaise utilisation mène directement à l’hôpital.

À propos Islam Rayan

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