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Point de Vue : Harga, la grande reprise

Le Coronavirus n’a pas pu avoir raison de ces aventuriers imprégnés jusqu’à l’os, par le rêve de l’Eldorado. L’on continue à s’y attacher même si le Covid-19 fait des ravages dans ces contrées, disons, paradisiaques. Donc, nous sommes devant une situation grave, relevant de la pure psychopathologie. Ce n’est plus une situation de détresse dans son pays d’origine. Il ne s’agirait plus, non plus d’un cas de paupérisation généralisée du pays, poussant impérativement, les gens à aller chercher le pain, ailleurs. Je ne cache rien en disant que l’Etat qui est déjà en train de gérer une situation des plus difficiles, à cause des conséquences générées par le Coronavirus. Mais, là-bas, faudrait-il dire la vérité, les choses ne vont pas, vers le meilleur. Au contraire, les informations, en provenance, des pays de l’Europe, ne sont pas de bon augure… donc, le Covid-19 n’a fait que compliquer les choses. Le développement technologique et scientifique, pour lesquels ces pays sont réputés, n’a pas servi à grand-chose, devant l’opiniâtreté de la pandémie. Ainsi, le confort et la belle vie pour lesquels ces pays sont connus, ne sont plus une réalité vécue. C’est désormais un passé révolu et le sera ainsi, jusqu’à ce que la pandémie disparaisse…Nos jeunes tentant ces aventures ne font pas uniquement, preuve d’un engouement démesuré pour aller vivre dans ce prétendu Eldorado, mais plutôt d’une cécité, également penchant vers la démesure…Toutes les analyses, essayant de donner des explications «politiques» à ce phénomène, en endossant la responsabilité à l’Etat et au marasme social qui y sévit. Le chômage et la crise du logement ne sont pas les seuls facteurs qui pourraient expliquer la déception de nos jeunes… La responsabilité de l’Etat demeure, essentiellement, dans le fait qu’il doive faire preuve de rigueur face à ces aventuriers… L’application des lois doit être drastique et sans la moindre marge de tolérance, que ce soit contre les jeunes harraga, encore avec plus de rigueur contre les gangs de passeurs, notamment, leurs relais au niveau des administrations ou quelques services de sécurité. La plus grande erreur commise, c’est quand l’on avait présenté le harrag comme étant une victime. C’est cette politique de victimisation qui a fini par donner une allure dangereuse à un phénomène qui ne cesse de s’amplifier, avec le temps. La pandémie du Coronavirus est venue, au moment opportun, pour nous faire comprendre les choses, avec plus de clarté. Ce sont les politicards aventuriers qui ont l’habitude de présenter, pour des raisons, purement, démagogiques et populistes, les jeunes comme des éternelles victimes enfantines. Au contraire, le jeune doit être responsabilisé, sur les plans social et familial ou bien politique…

À propos A. BenAbdellah

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