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Pôle & Mic : Le prix de la «dépréciation»?

Le dinar algérien continue sa chute face à l’euro sur le marché officiel. Selon les derniers chiffres de la Banque d’Algérie, l’euro est échangé à 148,20 dinars à l’achat et 148,27 dinars à la vente. Il s’agit d’un nouveau record historique pour la devise européenne face à la monnaie nationale. Cette chute a comme surpris tant les partenaires économiques que le citoyen. Le citoyen sait qu’avec cette chute, tous les prix vont grimper. Oui, tous les produits, car la majorité des produits est importée. Même la hausse des prix touchera les produits fabriqués localement puisque la matière première est aussi «importée». Face à cet «effondrement» du dinar, le ministre des Finances, Aymane Benabderrahmane, est sorti de son silence pour «rassurer» le citoyen. Il a, dans un entretien accordé au journal Echourouk, affirmé que seule une économie forte pouvait juguler la chute de la valeur du dinar. Il reconnaît ainsi qu’à court terme, la chute de la valeur du dinar devient une fatalité. Il ne remet en cause en aucun cas le choix du gouvernement de déprécier la valeur du dinar dans le circuit officiel, étant donné que cette dernière est fixée par décision politique. Donc, il s’agit d’une dépréciation. Mais pourquoi cette décision n’a pas été «médiatisée». Benabderrahmane est catégorique: «Il n’y a pas de solution à cette situation si ce n’est de travailler sur le front du renforcement de l’économie», a-t-il indiqué. Donc avec la crise sanitaire et le ralentissement de la machine économique dans le Monde, le dinar continuerait donc à dégringoler. Le ministre rejette les autres options proposées par certains économistes. Il affirme que «ni le changement de monnaie, ni les autres solutions de replâtrage ne sont envisageables». Il conclut que «la valeur réelle de la monnaie nationale réside dans la force de l’économie du pays», sans pour autant donner la «solution». Cette dépréciation du dinar sera supportée par le travailleur et le «simple» citoyen. Si la dépréciation du dinar est «obligatoire», le gouvernement devra nous informer de la stratégie pour la relance économique pour la réhabilitation du dinar.

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