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Point de Vue : Ces Algériens qui meurent à l’étranger

Le communiqué de l’ambassade d’Algérie à Bruxelles était clair, au sujet de la mort suspecte de l’Algérien Akram, mort dans des circonstances non encore élucidées- suspectes et troubles – selon l’expression de l’ambassadeur en personne.. En attendant que les autorités judicaires belges lèvent le voile du suspect sur cette affaire, la communauté algérienne en Belgique et dans toute l’Europe devrait, normalement, suivre de près, et avec un grand intérêt, cette «disparition subite et douteuse» de l’un de leurs compatriotes.. Akram est mort – que le Tout Puissant ait son âme- quelle que soit la cause de cette mort. Les représentations diplomatiques et consulaires, accréditées à Bruxelles, doivent jouer le rôle qui leur revient… Ils sont, sur place, pour justement, veiller aux intérêts de l’Algérie et des Algériens dans ce pays…Ils doivent comprendre aux responsables du pays d’accueil, que l’Algérien n’est pas «moins cher» qu’un autre ressortissant étranger dans ce pays. Si Akram a été assassiné ou sa mort a été provoquée avec préméditation par une quelconque volonté humaine, à ce moment, notre représentation ne doit pas baisser les bras, jusqu’à ce que justice soit faite, et les coupables soient châtiés de façon exemplaire, conformément aux lois en vigueur dans ce pays d’accueil ; il fut un temps où l’Algérien n’avait aucune valeur : mort ou vif ; cela fut-il quand les ambassadeurs et les consulats, ainsi que leurs subordonnés, étaient choisis, dans les familles de la nomenklatura. L’on est désigné par « cooptage », non pour ses qualifications et ses aptitudes, mais pour son rang dans le système. D’ailleurs, l’on est affecté, dans ce pays européen ou américain, juste pour s’adonner au hobby favorable, celui de l’affairisme. Un ambassadeur ou un consulat ou un quelconque diplomate de haut rang qui passe 05, 06, parfois jusqu’à dix et quinze ans, en tant que représentant des intérêts de l’Algérie dans ce pays d’accueil, sans que l’on lui demande des comptes, sur ce qu’il a apporté – comme intérêts- au pays, pendant ce court ou long mandat diplomatique ou consulaire. Les Algériens se trouvant à l’étranger que ce soit comme résidents ou simples touristes de passage, souffraient énormément des comportements de ces diplomates ou de ces consuls qui étaient censés les représenter… Avec la nouvelle République, les Algériens souhaitent que les mesures de réformes que l’actuel gouvernement s’est engagées solennellement, à mettre en pratique, touchent du coup, le secteur des relations étrangères. Notamment, celui des représentations diplomatiques et consulaires dans les autre pays frères ou amis. Comme, par exemple, créer un organisme qui se chargera à suivre et à apprécier les activités diplomatiques à l‘étranger.

À propos A. BenAbdellah

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