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Les éleveurs commencent à affluer sur les points de vente : Le prix du mouton sera-t-il revu à la baisse ?

L’accomplissement du sacrifice de l’Aïd El Kébir avec l’achat
du mouton, ne sera, apparemment, pas à la portée de tous les Algériens, dont un grande frange n’est pas prête financièrement pour ce sacrifice. En témoigne le manque d’engouement de la population, surtout à Oran pour le mouton de l’Aïd qui ne fait désormais ni froid ni chaud au cœur. En effet, bien que l’Etat ait autorisé l’accomplissement de cette fête religieuse, les pères de familles s’abstiennent à se diriger vers les points de ventes réguliers et les fermes. Cette attitude qui n’était guère dans les habitudes des Oranais qui ne pouvaient manquer sous aucun prétexte l’achat du mouton de l’Aïd, est expliquée par les observateurs par le fait que les moyens financiers font défaut à une population exténuée par les dépenses et le peu de revenu, surtout en ces temps de crise sanitaire où le Coronavirus a fait des ravages même sur le plan financier étant donné que plusieurs se sont retrouvés, du jour au lendemain, sans emploi, donc sans revenu. Pour des sociologues et économistes, une grande partie de la population ne va pas célébrer cette fête religieuse pour laquelle les familles avaient l’habitude de faire des économies. «Comment peut-on faire des épargnes alors que les salariés ont été obligés à observer un congé sans solde?», s’est demandée une personne qui disait qu’il ne pense pas accomplir le sacrifice si ce n’est un miracle. Il faut dire que les prix proposés ne sont guère abordables, surtout pour ceux dont les salaires ne dépassant pas les 30 000 Da. D’ailleurs, pour acheter un mouton qui ne susciterait pas les critiques et la moquerie, il faut au minimum un budget de 40 000 Da, si ce n’est plus. Pour les spécialistes, il est préférable d’attendre les derniers jours pour espérer que les prix soient revus à la baisse. «Le marché des moutons n’est pas encore plein car les éleveurs attendaient la décision d’accomplir le sacrifice ou pas. Maintenant que l’Etat a autorisé, sous condition, la vente des moutons, il y aura plus de vendeurs que d’acheteurs, donc l’offre sera plus importante que la demande, ce qui va influer sur les prix proposés», explique un citoyen qui n’était pas chaud pour réaliser la transaction avant d’attendre les derniers jours avant l’Aïd. Enfin, il est signalé que les points de vente habituels, à savoir Aïn El Beida, EL Hassi et le Rochet commencent à connaître le flux des vendeurs, espérant que cela aura un impact sur les prix proposés.

À propos Islam Rayan

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