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Durant le mois de juin : 374 milliards de DA retirés des postes

Des citoyens ont acquis récemment ce mouton à un prix
oscillant entre 40.000 et 45.000 dinars. Mais il reste tout de même que l’indicateur principal de cette supposée “stabilité” des prix du mouton est en lien avec le Coronavirus et le risque de mévente qui plane sur les maquignons et autres marchés de bêtes. Il est vrai que ce problème de manque de liquidités est devenu un vrai casse-tête notamment les veilles de l’Aïd .Un Aïd dont le calendrier cette année (ndr 31 juillet) tombe à pic puisque il coïncide une semaine après les retraits des pensions de retraite programmés à partir du 20 juillet et des versements des salaires de certains corps de la Fonction publique. Donc,théoriquement , tout aurait l’air de baigner dans l’huile du moins pour l’heure, le manque de liquidités risquant de ne pas se poser au niveau des bureaux postaux si évidemment ces dernières sont disponibles à temps, c’est-à-dire avant le jour J. Les Algériens sont rassurés d’avance. Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar, a en effet indiqué, mercredi, avoir pris toutes les dispositions en prévision de la fête de l’Aïd El Adha pour assurer la disponibilité des liquidités au niveau de l’ensemble des établissements postaux à travers le territoire national. « Je tiens à rassurer les citoyens de la disponibilité des liquidités au niveau de l’ensemble des bureaux de poste répartis à travers le territoire national », notamment en prévision de l’Aïd El Adha (fête du sacrifice), a déclaré M. Boumzar à la Radio nationale. Le spectre lié au manque de liquidités ne s’est pas posé en juin. Plus de 374 milliards de dinars ont été retirés des postes durant la même période. Le ministre a fait savoir que des mesures ont été mises en œuvre en collaboration avec la Banque d’Algérie pour une meilleure prestation de service. Le ministre a relevé que « plus de 374 milliards de DA ont été retirés des bureaux de poste en juin dernier ». Le ministre qui a qualifié ce chiffre d’ »énorme », veut implicitement faire admettre qu’Algérie Poste est garante de la disponibilité de l’argent de ses abonnés et que par conséquent, l’entreprise ne faillira pas à sa mission relative au service public de surcroît dans cette période difficile de crise sanitaire et où le pouvoir d’achat est des plus ébranlés. »Sur les 374 milliards de DA retirés au niveau des bureaux de poste, plus de 73 milliards de DA l’ont été au niveau des distributeurs de billets de banques d’Algérie poste et des guichets automatique bancaires », a-t-il détaillé, ajoutant que « plus de 84.000 opérations monétiques ont été effectuées durant le 1er semestre 2020 à travers les réseaux postal et interbancaire ». Concernant l’opération de généralisation de l’Internet très haut débit FTTH (fibre optique jusqu’au domicile) dans le pays, il a indiqué que ce projet, entamé en mai dernier à Alger et Constantine, vise à assurer un débit Internet stable et de qualité. Il a indiqué que ce projet, « toujours en cours de réalisation », a pour objectif de remplacer le réseau TDM (technologie utilisant le fil en cuivre), vieillissant et vétuste, par la fibre optique permettant de garantir un débit réel jusqu’à 100 Mégas. Pour rappel, plus de 320.000 foyers de la wilaya d’Alger, connectés à l’ancien système (réseau utilisant le cuivre), bénéficieront de la technologie FTTH en fibre optique. A propos du retard dans l’opération pilote, le ministre a indiqué qu’un « ministère fait de la politique et que ce sont les opérateurs qui doivent agir, qui doivent assumer leurs responsabilités ». « Si on nomme des managers, c’est d’abord pour faire remonter des solutions pas des problèmes. Il y a un sérieux problème de management, je dois le dire et aujourd’hui on ne rend pas service à nos opérateurs à travers cette situation monopolistique qui s’est installée », a-t-il dit. S’agissant de la bande passante internationale, il a indiqué que, pendant le semestre dernier, des « pics historiques jamais atteints avaient été enregistrés ». « Pendant le confinement de la population dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus (Covid-19), nous avons augmenté la bande passante internationale qui est passée de 1,6 Téra à 2,07 Téra, et nous allons encore la relever pour garantir un débit Internet respectable », a-t-il ajouté. A propos du déploiement de la 5G dans le pays, M. Boumzar a indiqué que l’Algérie, à travers l’Agence nationale des fréquences (ANF), est en train de travailler sur la partie fréquence. « Nous sommes en train de voir quelles sont les bandes de fréquence qu’on doit libérer pour la 5G, mais aussi les normes qui vont être adoptées dans ce sens », a-t-il fait savoir. A propos des câbles sous-marins en fibre optique « inaugurés mais toujours pas opérationnels », le ministre a indiqué que le câble 100% algérien, à savoir Orval/Alval, reliant Alger, Oran et Valence (Espagne), « n’est pas encore opérationnel », indiquant que l’Algérie a réceptionné un certain nombre d’infrastructures, sauf « le segment sol qui n’a pas encore été livré ». Répondant à une question sur l’ouverture de la boucle locale, M. Boumzar a réitéré son engagement à « lever ce monopole relatif à la boucle locale et au dernier kilomètre ». « Nous devons travailler pour donner la chance à d’autres prestataires, dont les jeunes entrepreneurs, et contribuer à l’amélioration de la qualité de service », a-t-il ajouté, affirmant que « les textes de loi prévoient l’ouverture de la boucle locale, mais il y a des mécanismes qui ne sont pas encore clairs, il y a des textes d’application qu’on doit clarifier ».

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