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Pôle & Mic : Faillite sportive !

Oublions un peu la pandémie et parlons «football». Chez nous, nos responsables croient que le Sport, ce n’est que le football. Les subventions ne sont destinées qu’aux clubs de foot et les miettes sont allouées aux autres disciplines. Il n’y a que chez nous que l’on qualifie ces disciplines de «sports mineurs». Ils se souviennent de «sports mineurs» qu’à l’approche des jeux olympiques et les grandes joutes internationales. Jamais, au grand jamais, nos responsables politiques n’ont dévoilé ou rendu publiques les subventions allouées à chaque discipline. Ils ne le feront jamais. Au demeurant, les dirigeants de nos clubs de «foot» n’ont pas demandé ou exigé la reprise des entrainements ou la reprise de la compétition. Il n’y a que la FAF qui veut et œuvre pour la reprise de la compétition sauf qu’elle ne dispose pas de stratégie et aussi de moyens pour faire face à la pandémie. Les responsables des clubs ont, dans leur grande majorité, appelé à un championnat «blanc». C’est clair que leur demande n’est pas uniquement liée à l’insuffisance ou l’absence de moyens de reprise des entraînements comme au Maroc ou en Tunisie, mais la raison est tout autre. La FAF vient de «dévoiler» une vérité sur la gestion de nos clubs. 23 clubs professionnels sur 32 sont concernés par les dettes, dont 07 de Ligue 1 et 16 de Ligue 2, soit la totalité des pensionnaires de la pré-élite. Le montant des dettes est plus qu’effarant. «Le montant de dettes des 07 clubs de Ligue 1 est de 223 MDA, alors que 08 clubs sont appelés à honorer un montant de 5,3 MDA de frais de procédures», ajoute le communiqué. Trois clubs, qui trainent des dettes depuis la saison 2018/2019 d’un montant total de plus de 117 MDA, sont interdits de recrutement. Concernant la Ligue 2, «le montant global des dettes est de plus de 541 MDA, avec 72 MDA qui concernent d’anciennes dettes de deux ex-clubs professionnels», a fait savoir la FAF. Indiquant que «11 clubs sont interdits de recrutement avec un montant de dettes de 340 MDA qui s’étalent sur une ou deux saisons», a fait savoir la FAF. Concernant la situation des dettes des entraîneurs, celle-ci avoisine les 48 MDA, dont 42 MDA concernent la seule Ligue 2 professionnelle. Que dire ? Il est clair que l’on n’a jamais imposé un contrôle en les laissant faire. Des subventions pour « calmer » la rue. De l’argent de la rente et du contribuable donné à des dirigeants qui ont profité de la situation pour « tuer » le football. Le football est en faillite. Une réforme s’impose !

À propos B. Nadir

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