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Point de Vue: Le tintamarre des législatives: Ça commence

Désormais, la LDF est devenue une réalité vécue, après une longue bataille parsemée de hauts et de bas, pour qu’elle devienne une réalité envenimée, que nous sommes en train d’ingurgiter à petites doses. Quoi encore? Sur la planche du programme gouvernemental, l’on s’est mis à miroiter avec les prochaines législatives. Après une longue hibernation, les partis de la vraie ou de la fausse opposition, et comme, d’ailleurs les inconditionnels du régime, se sont mis à parler….à parler, pour dire quoi ? Et, bien, dire qu’ils ne vont pas rater le prochain festin. Pour les «pros» de la politique, version chez nous, les présidentielles, les législatives comme les locales sont, des grands moments, des occasions à ne jamais rater, pour en tirer partie. Si ce n’est pas pour se porter candidat, ça serait sûrement pour glaner quelques pécules en soutenant, en aidant quelques candidats. Briguer le poste de député dans une Assemblée nationale, c’est un investissement pour lequel il faut bien se préparer. Il faut savoir bien et même trop parler pour ne rien dire, faire des promesses sans jamais les tenir, et être en possession d’une majestueuse ‘Ch’kara’, avec laquelle l’on pourrait acheter, pas uniquement les voix des gens, mais aussi leurs esprits. La logique de l’argent avait infesté et infecté toute la scène politique. Toutes les autres considérations, compétences professionnelles, intellectuelles et culturelles, sont tombées dans l’eau. Les choses se sont affalées aussi bas, au point où l’action politique dans son ensemble, n’a plus cette splendeur et ce respect, voire cette révérence, que l’on devrait normalement, avoir pour l’Homme ou le responsable politique tout court. Et plus encore, pour l’Institution politique en elle-même. Dans la rue, et parmi la plèbe, l’on cesse de répéter l’expression, déjà familière sur les colonnes de la presse nationale: «le parlement des coiffeuses ?! ». La première chose que l’on devrait mettre en valeur et en préserver l’image de marque, ce sont les plus importantes Institutions étatiques. A leur tête, ce sont les trois pouvoirs de la république, à savoir: l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Dans les pays du tiers monde, ce qui d’ailleurs, les distingue des pays forts et développés, l’on s’attache ardemment à affaiblir les deux pouvoirs judiciaires et législatifs, en vue de ne pas rester sous le sabre de leur rigoureux contrôle. Affaiblir, faut-il l’entendre ici dans le sens de «corrompre». Le résultat, c’est bien clair. Avoir des Institutions, des partis politiques, un corps d’associations, une société civile, mais attention… juste dans la forme. Mais, qui y a-t-il, dans le fond? Absolument rien dans le fond …Ce ne sont que des simulations, des singeries burlesques…..rien de plus.

À propos A. BenAbdellah

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