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Augmentation des capacités d’accueil des hôpitaux : Benbouzid accorde 48 heures aux responsables

Les services infectieux des hôpitaux en service sont débordés
de malades. Que faut-il faire? Le ministère de la Santé persiste et signe. Aucun cas de citoyen qui rejoint un hôpital et qui n’y trouve pas de place, ne sera toléré. Un délai de 48 heures, à partir de dimanche, a été notifié aux chefs d’établissement de prendre acte avec cette nouvelle disposition. Les hôpitaux doivent augmenter leurs capacités d’accueil des patients atteints de la pandémie. Ainsi, le sempiternel casse-tête lié à l’insuffisance de lits dans les hôpitaux refait surface. Le plus surprenant c’est que ce problème durait depuis des lustres, selon les spécialistes, sans qu’aucune issue ne lui soit trouvée malgré la construction d’infrastructures médicales et sanitaires, ces dernières années. Les spécialistes ont eu beau répété ces dernières années que notre système de santé était dépassé et que la santé était malade mais qu’il fallait coûte que coûte le mettre au diapason des normes et des exigences. Le ministère de la Santé qui a saisi à la lettre les appels lancés par les professionnels du secteur, s’est vite mis dans le bain. Il a réalisé plusieurs hôpitaux et centres de santé ou polycliniques pour satisfaire les besoins des malades. Or, depuis le début de la maladie du Coronavirus, le problème de la pression sur les hôpitaux, exercée par les malades, est devenu légion. Nos hôpitaux sont débordés. Le temps est-il peut-être venu pour le “changement” ? Un dispositif permettant l’augmentation du volume des admissions au niveau des établissements hospitaliers conséquemment à la recrudescence des cas de Coronavirus (Covid-19) sera mis en place, a annoncé dimanche, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid. « J’ai instruit tous les responsables afin de mettre en place un dispositif de lits dédié au Covid-19. Il ne faut pas qu’il y ait un seul Algérien qui parte à l’hôpital et qu’il ne trouve pas de place. Cela est inadmissible », a-t-il déclaré sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. Selon le ministre, un délai de « 48 heures » a été accordé aux responsables de ces établissements pour assurer une réaction rapide et efficace pour l’accueil des patients souffrant de Covid-19. Des instructions ont été données pour que 60% des lits disponibles soient dédiés au Covid-19 et les 40% restants aux urgences. « Le constat que j’ai fait, c’est qu’on n’a pas déployé au niveau des établissements le nombre de lits suffisants », a-t-il regretté. Le ministre reconnaît, à l’occasion, que le secteur de la santé a « été pris de cours » par la recrudescence du nombre de cas de contamination. Pour renforcer les capacités des hôpitaux à satisfaire une demande accrue, le ministère, a-t-il poursuivi, est « en train de prendre les mesures pour stopper, à nouveau, les activités non urgentes ». Il a affirmé, en outre, que malgré l’augmentation brutale de la demande, « les hôtels ne seront sollicités qu’en dernier recours ». M. Benbouzid a estimé que l’augmentation des cas de Covid-19, observée ces derniers jours, constitue « une préoccupation nouvelle » pour les autorités sanitaires du pays qui doivent « prendre les mesures et être encore plus vigilantes dans la communication et la sensibilisation des citoyens ». Le ministre s’est engagé à sanctionner tout manquement dans la prise en charge des malades de Covid-19. Il souligne que « des sanctions sont déjà tombées et d’autres tomberont si nécessaire ». « Ce qui s’est passé à Sidi Aissa (wilaya de M’Sila) est insoutenable, c’est inadmissible », a-t-il jugé, faisant savoir qu’ « une enquête a été diligentée ». « J’ai le rapport et des sanctions vont tomber de la même manière qu’à Sétif et à Constantine », a-t-il averti. Il a assuré également que la Pharmacie centrale des hôpitaux « dote tout le monde » en équipements de protection et en autres ressources nécessaires à la prise en charge de patients atteint de Covid-19. « Je ne fais qu’écouter et répondre à la demande. Je ne fais qu’instruire la Pharmacie centrale (PCH) et l’Institut Pasteur pour développer plus de moyens et répondre à la demande », a-t-il indiqué. Toutefois, « dans toutes les situations, il y a parfois des manques, une panne ou un arrêt au cours de l’approvisionnement. En temps normal, ces manques sont traités calmement ; aujourd’hui, la situation est différente », a-t-il ajouté, regrettant que ces « pannes soient exploitées par des personnes mal intentionnées ». Néanmoins, il a promis que l’Etat mettra « à la disposition du personnel médical tous les moyens nécessaires ». Interrogé sur un éventuel re-confinement, le ministre a estimé que cette mesure qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, « n’est pas à écarter ». Dans le cas où l’Algérie devait recourir à nouveau à cette mesure, le confinement « serait partiel » et « non pas national », a-t-il soutenu, précisant que le confinement concernera les régions « à forte densité de population ». « C’est une mesure qu’on ne souhaite pas », a-t-il ajouté .Il explique que le recours au reconfinement « n’est pas une chose simple » et « n’est pas la bonne solution ». Evoquant le risque de propagation du virus durant la célébration de l’Aid El Adha, M. Benbouzid a affirmé que son département peut seulement « donner des recommandations sur le plan purement sanitaire », appelant les citoyens à « éviter les rassemblements et les déplacements inter-wilayas ». Pour le ministre, la question du maintien ou de l’annulation du sacrifice du mouton est « une affaire de fetwa et des gens de la religion ». S’agissant de l’utilisation du scanner dans le dépistage, M. Benbouzid a estimé qu’ « à aucun moment, la machine ne doit supplanter l’examen clinique. A aucun moment, le scanner ne doit être le seul moyen de diagnostic ». Toutefois, il souligne que son utilisation est tolérée lorsqu’ « on ne dispose de rien », mettant en garde contre tout « abus » dans le recours à cette technique. M. Benbouzid affirme que la stratégie de communication liée au Covid-19 « change au gré de la situation ». « Nous ne sommes pas alarmistes, nous essayons d’expliquer, de mettre en garde » les citoyens contre le non respect des gestes barrières, a-t-il expliqué .Il indique que lors d’une réunion tenue samedi avec le ministre de la Communication et des cadres de son département, il a été décidé de renforcer le plateau de communication ». « Nous allons déployer des moyens de communication extrêmement forts », a-t-il ajouté.

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