Accueil » Oran » Abattoirs de Saint Hubert et logements communaux d’Oran : Des occupants en proie à la menace des eaux usées

Abattoirs de Saint Hubert et logements communaux d’Oran : Des occupants en proie à la menace des eaux usées

Réalisés depuis des lustres en faveur des travailleurs et cadres de la commune d’Oran, les logements communaux attendent toujours d’être distribués. Les travailleurs ont, une nouvelle fois, par le biais de leur syndicat, lancé un appel au wali d’Oran en vue d’accélérer ce dossier qui bénéficie d’une attention particulière des pouvoirs publics et de l’OPGI. La situation que vivent certains travailleurs et cadres de la commune d’Oran ne prête guère à l’optimisme, d’autant plus que plusieurs d’entre eux sont sortis en retraite, ces dernières années, sans pour autant bénéficier d’un logement décent qui les met à l’abri des aléas. Concernant la situation de certains de ces travailleurs, il convient de signaler le cas inextricable que vivent certains d’entre eux qui occupent le site des abattoirs communaux sis à Saint Hubert. Ces abattoirs servaient de lieux d’égorgement des agneaux dont les viandes sont destinées à la consommation locale. Le cas «social» des habitants de ces abattoirs ressemble, à peu près, à celui des occupants de la Fourrière canine d’El Hamri. Sauf que des occupants de ces abattoirs veulent, aujourd’hui, attirer l’attention des autorités «sur le danger imminent qui les guette du fait que leurs habitations seraient, selon eux, situées au-dessus d’un ancien regard d’eaux usées qui servaient d’accumulation du sang de moutons égorgés» comme c’est le cas de la famille d’un employé d’une division économique. Il est admis qu’en de telles circonstances sociales précaires et compte tenu que les logements communaux ne sont pas encore livrés à leurs bénéficiaires, que cette question relative aux habitations précaires de ces travailleurs devrait dès à présent, selon des urbanistes, faire l’objet d’un débat pour mieux cerner les conditions dans lesquelles ont été «placés» jadis ces travailleurs, faute d’un logement. Il s’agit aussi d’évaluer le niveau de risque de leurs habitations afin d’anticiper des «mesures adéquates». Pour rappel, le Conseil syndical avait, il y a sept années, élaboré une plateforme de 13 points de revendications socioprofessionnelles des travailleurs de la commune d’Oran dont certains ont connu un début de dénouement, suite aux efforts entrepris par l’administration communale et la chefferie locale comme ceux relatifs au personnel saisonnier et vacataire, les primes, le sachet de lait et l’équipement outre le dossier du logement social, resté à ce jour, un point culminant des revendications des communaux en raison du retard enregistré dans la distribution.
Contactées jeudi dernier, des sources proches du dossier ont indiqué que le dossier des logements communaux d’Oran «avance bien au niveau local» compte tenu, ont-elles précisé, de la volonté ferme affichée par le wali, M.Djellaoui Abdelkader, de régler le problème du logement social afin d’en finir avant fin 2020 avec les habitations précaires ou illicites de manière à permettre au citoyen de recouvrer sa dignité.

À propos B.H.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*