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Pôle & Mic : Communication, dites-vous!

Environ 1700 professionnels de la santé, tous corps confondus, ont été infectés par le Coronavirus en Algérie, a révélé, mercredi, le Pr Abdelkrim Soukehal, membre du Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de l’épidémie. Le chiffre donne froid au dos. Les responsables ne cessent de marteler que le personnel médical est «fatigué». Après quatre mois de confinement, nous avons peur de cette pandémie et du «futur». Force est de constater que nos responsables n’arrivent ni à mobiliser, ni à sensibiliser le citoyen contre ce maudit virus. La majorité de nos responsables ne savent pas communiquer. Nos responsables ont hérité de la «culture» de communication de l’ex parti unique et de celle de «Bouteflika» où tout est bien et tout est sous contrôle. La communication fait défaut et le citoyen ne croit pas à leurs «dires» tellement qu’ils disent des choses d’une manière «incompréhensible» ou «flou» ou encore «exagérée». Des walis invités sur les plateaux de télévision affirment que les masques sont donnés gratuitement aux citoyens. Or, en réalité, il est impossible de fournir un masque à tout habitant de la ville d’Alger ou d’Oran. Les wilayas n’ont pas mis en distribution au moins quatre million de masques. Quant à la campagne de sensibilisation, c’est tellement «archaïque» que le citoyen se plie en quatre pour en rigoler. Primo, quand des agents de la wilaya ou de l’APC ou des pompiers sillonnent les quartiers pour demander aux citoyens de se prémunir et de respecter les mesures d’hygiène, le «texte» n’est pas cohérent. Secundo, le choix de la langue n’est pas approprié. Tercio, le «contenu» laisse à désirer. Ce qui confirme que le «texte» n’a pas été étudié et n’a pas été « pensé » par des spécialistes en communication. Or, l’Etat pouvait faire appel aux artistes et sportifs pour aller à la rencontre des citoyens dans les quartiers pour la sensibilisation. Nos responsables ont besoin d’une formation de communication. Nos télévisions, qui sont déjà discréditées, n’arrivent pas à «sensibiliser». La presse écrite n’est pas percutante. On pouvait distribuer les journaux gratuitement aux citoyens pendant deux semaines où il est question de sensibiliser le citoyen. En somme, c’est la question de la communication qui est à revoir et à «moderniser». A défaut, le corona sera toujours là.

À propos B. Nadir

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