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Situation sanitaire en Algérie : Des mesures strictes pour garder le contrôle

L’alerte rouge est déclarée dans les wilayas de Blida, Alger, Oran,
Boumerdes, Tipaza, Biskra, Djelfa entre autres et enfin de Sétif comme étant à haut risque à cause du pic élevé des contaminés. L’Algérie va vers le durcissement de ton par le durcissement incontestablement des sanctions contre les plus récalcitrants qui font fi des mesures de précautions sanitaires et qui d’ores et déjà ont cru vaincre la pandémie du Covid 19. Malheureusement, le risque est omniprésent, et chaque jour de nouvelles victimes viennent meubler ce décor macabre. Néanmoins et en dépit des carences et des insuffisances signalées, voilà une aubaine pour le secteur sanitaire et le corps médical, grâce à la nouvelle décision, prise le week-end, lors de la réunion de travail présidée par le président Tebboune d’accorder plus de garanties, de sécurité et d’assurance pour ceux qui sont à l’avant-garde de la lutte contre la propagation du Coronavirus. Cependant, le premier magistrat du pays, et il faut le dire, a exprimé son inquiétude face au nombre croissant de cas de Covid-19, ce qui a induit une saturation des structures sanitaires dans certaines wilayas, aggravée par une mauvaise répartition des moyens entre hôpitaux, notamment en termes de nombre de lits disponibles. Une situation qui s’est répercutée sur la qualité de la prise en charge des malades. Parmi les mesures, la situation désastreuse des hôpitaux, la mauvaise gestion par la collectivité locale, l’inconscience, l’absence et la non disponibilité des équipements pour mettre hors d’état de nuire le virus, les transports, le non respect des horaires du confinement et de couvre-feu entre autres. Les transports en commun privés et publics se sont arrêtés, désormais et provisoirement, pendant les week-end. Ces transports sus-cités ont cessé leurs activités, temporairement, lors de ce dernier week-end. A cet effet, la circulation des véhicules particuliers de et vers les 19 wilayas en confinement partiel, a été interdite à partir, d’hier, vendredi. La wilaya de Ouargla est mise dans l’oeil du cyclone. Cette mesure durera pour une période d’une semaine. La réunion de travail présidée par Abdelmadjid Tebboune, et consacrée à l’étude de la situation sanitaire dans le pays après que la sonnette d’alarme ait été tirée dans plusieurs wilayas déclarées, hélas, zones à haut risque. Cette réunion s’est tenue dans ce contexte de psychose. Elle est venue à point nommé pour procéder à une évaluation concrète de l’évolution de la pandémie du Covid-19 après que les dernières estimations aient fait 17.808 cas jugés positifs. Un chiffre alarmant, eu égard à ses chiffres qui incite à plus de vigilance.
Les causes sont le non respect des mesures sanitaires entre autres, le port du masque et la distanciation sociale surtout à l’approche de la fête du sacrifice, la fête de l’Aïd par la prolifération des marchés parallèles de vente du cheptel. Les cas ont été déclarés surtout dans les deux wilayas à haut risque que sont Saïda et Djelfa. Devant ce désastre sanitaire, le corps médical est lui aussi dans la ligne de mire après la perte, un par un, de ses praticiens, médecins et professeurs qui étaient des le début mobilisés pour atténuer les souffrances des malades, au péril de leur vie.
A l’évidence, 35 wilayas ont enregistré des taux inférieurs au taux national, alors que 10 autres n’ont recensé aucun nouveau cas positif au Coronavirus durant les dernières 24 heures. Selon la même source, 20 wilayas ont enregistré entre 1 et 5 cas, tandis que 18 autres ont notifié plus de 6 cas chacune. A ce propos, il est fait remarquer que les personnes âgées de 60 ans et plus représentent 75 % du total des décès. Le total des cas confirmés s’élève ainsi à 17.808, soit 40 cas pour 100.000 habitants, celui des décès à 988, alors que le nombre des patients guéris est passé à 12.637, a précisé Dr Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie de la Covid-19.Selon ce constat, il a été enregistré 460 nouveaux cas confirmés de Coronavirus (Covid-19), 308 guérisons et 10 décès qui ont été enregistrés, le week-end dernier, selon le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, Dr Djamel Fourar. La situation est alarmante selon les constats des imminents professeurs algériens. Pratiquement, toutes les régions de l’Algérie sont affectées par un effet rebond de la maladie, et dont les explications sont multiples » appelant à trouver des solutions pour freiner la propagation de la pandémie.
Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins et membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, Pr. Mohamed Bekkat Berkani, a relevé un « effet rebond » des cas de Coronavirus ou le Covid-19 en Algérie, appelant à « déterminer les responsabilités de tout un chacun ». La responsabilité incombe, en premier lieu, selon lui, à la collectivité locale, aux walis, aux walis délégués et aux P/APC qui font dans le laisser-aller total, en chargeant, uniquement, et sans concertation, les deux corps de sécurité que sont la GN et la DGSN à y faire face. Selon l’interviewé sur les ondes de la radio, le wali doit agir en fonction de tout ce qui a été décidé par le gouvernement ». Le Pr Berkani signale et dénonce ce laxisme sur les ondes la radio algérienne, en avouant officiellement qu « une faille dans le transfert de responsabilité au niveau politico-administratif a été enregistrée, mais aussi sanitaire, où des directeurs de la santé ou d’établissements hospitaliers n’arrivent pas à appliquer les dispositions de lutte contre cette pandémie ».

À propos Nadira FOUDAD

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