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Alors que les marchés à bestiaux sont fermés : Les moutons de l’Aïd dans l’expectative!

A quelques jours seulement de l’Aïd El Kebir, l’engouement des Oranais pour l’achat du mouton du sacrifice n’est pas semblable à celui des années passées, et ce, pour cause de la situation sanitaire mais aussi de la situation financière peu enviable en raison du confinement partiel. En effet, un nombre important de citoyens ont perdu leurs postes de travail alors que d’autres ont été obligés d’observer un congé obligatoire, c’est-à-dire, sans solde. Sans tourner autour du pot, beaucoup d’Oranais rencontrent de nombreuses difficultés pour acheter un mouton pour accomplir le sacrifice de l’Aïd El Adha. En effet, le bélier reste le vrai souci économique et familial. Cependant, l’immense problème, c’est que tous les Oranais, même les plus pauvres, ne voudront, à aucun prétexte, rater cette fête religieuse pour, d’une part, accomplir le sacrifice, et de l’autre, apporter du baume aux cœurs des enfants. A vrai dire, l’immense majorité de la population locale va se débrouiller pour trouver toute la dépense nécessaire à la fête. L’achat du mouton représente la part la plus importante du budget et chacun a recours à de multiples stratégies pour s’en sortir. Parmi les plus courantes, citons l’endettement bien que les imams affirment que ce n’est pas obligé d’effectuer toute cette gymnastique pour se procurer un mouton. «L’islam n’impose pas aux fidèles ce qu’ils ne peuvent pas assumer», affirment-ils. Malheureusement, cette culture et volonté des Oranais à se procurer coûte que coûte un mouton est rapidement exploitée par les charognards des marchés qui en profitent pour spéculer et doubler le prix. Or, en ces temps de coronavirus, allons-nous nous diriger vers une année sans accomplir le sacrifice ? En fait, ce sera difficile de persuader les Algériens de ne pas fêter l’Aïd El Kébir sous prétexte que le Covid 19 sévit. Pour leur part, les éleveurs ont demandé au gouvernement la réouverture des marchés afin de leur permettre de vendre les moutons prêts pour le sacrifice. Une demande qui sera traitée par les hauts responsables de l’Etat et qui aura sûrement des conséquences sur le prix du mouton. Jusqu’à présent, peu de gens ont acheté le mouton alors que d’autres attendent à ce que l’Etat se décide sur une probabilité de renoncer à la fête à cause du Coronavirus. Entre temps, le mouton se vend à partir de 35 000 Da au niveau de quelques fermes mais le flux d’acheteurs ne porte pas à l’optimisme chez les vendeurs qui craignent le pire.

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