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Point de Vue : L’économie algérienne, à quand le vrai démarrage?

Pouvoirs publics et médias, tout le monde évoquait à satiété la question de ce «mystérieux» démarrage économique, que tout le monde attendait impatiemment, depuis que l’on se soit mis, matin et soir, à maudire le socialisme qui, lui-même, n’a jamais réellement existé, hormis sur le plan populiste. Et, du coup, l’on s’est mis à chanter les vertus de l’économie de marché… Effectivement, plus de 30 ans se sont écoulés et l’on ne s’arrêtait pas à rabâcher ce grand souhait de voir, un jour, une vraie économie s’installer dans notre pays. Or, cette économie ne saurait s’installer tant que certaines conditions ne soient pas réunies…Une économie productive et développée est la sœur jumelle de l’Etat de droit, de tout évidence, bien structuré et organisé. Il n’y aurait jamais, absolument jamais, d’économie performante, dans un pays où la loi du plus fort est maîtresse de la situation. Ne cherchez pas, ailleurs, les raisons de ce démarrage qui n’a jamais eu lieu. Il est, pratiquement, et preuves à l’appui, quasi impossible, qu’une partie de la population se trouve au-dessus des lois, alors qu’une autre partie ou le reste de la population se trouve au dessous, soumis à toutes sortes de pression ou d’apprivoisement. L’Algérie, et je ne vais rien ajouter à la connaissance de nos chers lecteurs, possède tous les atouts démographiques et géographiques qui pourraient faire d’elle une puissance économique régionale de premier plan… Seulement, et depuis l’avènement du pluralisme politique et socioéconomique, il y a une trentaine d’années de ça, les régimes qui se sont succédé «au trône» de l’Algérie, n’étaient, parait-il, pas tout à fait préoccupés par la question du développement économique du pays. Non seulement ça, mais ils se sont mis à brader toute la structure industrielle qui a été réalisée, pendant les années 1970. Les sociétés nationales ayant fait objet de bradage systématique, ont été vendues aux apparatchiks du régime au dinar symbolique. Ce sont ces sociétés rachetées qui ont fait la puissance de quelques milliardaires qui ont émergé des fonds des eaux troubles d’une Algérie en effervescence… Les procès de quelques hauts responsables du régime, que nous vivons ces jours–ci, pour mauvaise gestion et pour corruption, ne sont au fait qu’une conséquence logique de l’état de contre-nature dans lequel l’on avait fait plonger le pays. Toutes les institutions de suivi et de contrôle telles que le Conseil économique et social, la Cour des Comptes, les Institutions élues (Parlement, APW), ont été soit gelées ou carrément dissoutes… afin de laisser libre cours aux gladiateurs de la scène….

À propos A. BenAbdellah

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