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Pôle & Mic : Soyons pratiques!

Le nombre de contaminés par le virus est en hausse: environ plus de 400 cas. C’est un chiffre qui fait peur sachant que le nombre de test est très limité, ce qui laisse deviner que le nombre « réel » serait effarant. Le ministre de la Santé admet qu’il y a une hausse, mais il estime que la situation n’est pas aussi grave puisque le nombre de décès ne dépasse pas la dizaine. Le ministre ne veut pas parler ou penser à un autre confinement. Le ministre estime que l’on pourrait confiner une localité ou une wilaya, mais sur instruction des hautes autorités. Pour le ministre, le recours à un confinement total pour lutter contre le Coronavirus en Algérie n’est pas chose facile. Il indique que le confinement sanitaire et total à domicile, « n’est actuellement pas à notre ordre du jour ». Concernant alors l’augmentation du nombre d’infections, Benbouzid a souligné que cette augmentation a touché de nombreux pays à travers le monde. Il a ainsi cité le Brésil, l’Équateur, la Bolivie et les États-Unis. L’OMS a confirmé cela dans un communiqué, selon les mêmes propos. Ce dernier a donc révélé l’augmentation des contaminations dans le monde, a ajouté le ministre. Mais le ministre ne semble pas avoir la «solution». Pour le ministre, « le recours à un confinement total pour lutter contre le Coronavirus en Algérie n’est pas chose facile ». Mais le reconfinement dans certains pays a été décrété sans trop se poser de question et en prenant toutes les mesures nécessaires. Mais les propos du Dr Mohamed Bekkat Berkani, membre du comité scientifique Covid-19, sont plus convaincants. Il dira à TSA que le déconfinement a montré ses limites. Il estime que le déconfinement pour des citoyens a été synonyme de la fin d’une pandémie suivie d’un non respect des mesures sanitaires. Le Dr Bekkat a précisé: «Dans certains pays du monde, on assiste au même phénomène. La seule différence, c’est que ces pays-là ont pris le parti de déconfiner plus que nous et totalement toutes les activités». Quant à la possibilité d’un autre confinement, il estime: «Par exemple dans une ville où le taux dépasse tout entendement avec beaucoup de cas déclarés et plusieurs clusters contre lesquels on ne peut pas lutter et qu’il y a des cas graves. Là, le confinement total est l’arme suprême. Sinon, le cloisonnement n’est pas indiqué dans l’état actuel de l’épidémie, car il vaut mieux s’atteler à détecter les clusters et d’essayer de faire un dépistage avec des tests rapides afin d’avoir une idée de la situation épidémiologique». Le spécialiste plaide pour le respect des règles sanitaires et l’imposer par la force de la loi. Il juge: «Les piétons ignorent les sanctions et ne portent pas le masque, sans être inquiétés ! Il s’agit donc d’un problème d’application de la loi. Il faut être un peu plus ferme dans l’application des décisions. La loi doit surtout s’appliquer dans les endroits clos comme les supérettes et les commerces. Il faut être intransigeant. Il faut qu’il y ait des agents qui sillonnent les commerces et ferment ceux dont les propriétaires ne respectent pas la loi. Ça produira un effet boule de neige et le commerçant d’à côté saura à quoi s’en tenir». Le gouvernement a parlé de campagne de sensibilisation, rien n’a été fait. Il faut revenir aux bonnes actions comme lors du premier confinement.

À propos B. Nadir

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