Infos
Accueil » Actualité » Saïda – A l’approche des élections Le jeu d’ombre a commencé

Saïda – A l’approche des élections Le jeu d’ombre a commencé

La plupart des partis politiques en hibernation à l’exception du FLN et Le RND se réveillent de leur Hibernation. Un bon nombre de ces formations politiques portées disparues depuis les dernières élections de 2012 vantent ces derniers temps les vertus du terrain suite aux joutes électorales prévues pour cette année 2017. La scène politique s’emballe avant même que la campagne électorale ne soit officiellement lancée. Saida est subitement prise de la fièvre du vote et ce à quelques mois du scrutin. Beaucoup de partis politiques sont sortis de leur léthargie et la scène politique locale s’anime dans une confusion totale. Dans les coulisses, on négocie des positionnements et des quotas pour les tribus les plus influentes de la région, qui sera tête de liste, qui aura la deuxième place? On active, on s’agite et on fait appel aux « officiels » d’en haut. A chacun sa manière de faire de l’animation. Certains par des promesses, d’autres utilisant la « Ch’kara » alors que ceux qui méritent d’être des candidats se muent dans un silence assourdissant et une hésitation interminable. « Comment faire puisque tous les états-majors des partis politiques sont aux mains de ces politicards tétanisés par les dures réalités du terrain », disent-ils. Les mêmes scénarios sont déterrés, les mêmes méthodes utilisées, les mêmes promesses répétées. Pour ces chefs politiques qui se reconnaissent, on prend les mêmes et on recommence. Le développement de la wilaya, ça peut attendre, pensent-ils. Dans les coulisses, tout est accepté, publiquement tout est contesté. A Saida où tout se sait et rien ne se cache, quand une formation politique décide de participer à une élection, elle est tenue de « recruter » n’importe quel candidat pourvu qu’elle fasse de la figuration. Pour ces partis politiques, les « primaires » c’est du « Haram ». Or à Saida, une ville taxée de zone rouge durant l’époque du parti unique, les partis politiques locaux ont commencé par manoeuvrer en lançant sur le terrain leurs « courtiers politiques ». Ces jours-ci, la population Saidie est ensorcelée, chérie et dorlotée et ce jusqu’à ce que le vote soit achevé et une fois élu, on oublie et on se préserve pour une autre élection. Côté de l’Administration, on s’y prépare! Allez, les élections sont ouvertes et évidemment chaque tendance politique tentera de rafler le plus grand nombre de sièges que ce soit aux législatives ou les locales. On raconte sur les places publiques que pour être tête de liste, il faut débourser entre 50 et 70 millions de centimes. C’est à se demander si ce n’est pas cela qui fait courir « les opportunistes ». Le passé est là pour le prouver. Certes, aujourd’hui, les temps ont changé mais les vieilles habitudes sont toujours là et ont la peau dure. D’ailleurs ne dit-on pas que le « troubadour n’oublie jamais le haussement de ses épaules » ( EL-GLAILI MA YENSSA AZ KTEFFA )? En conclusion, disons comme tout le monde le sait que dans cette ville, on obéît à deux leviers principaux qui sont le dosage tribal et l’argent en dessous de table où la rivalité et la compétitivité vont crescendo. Ces deux nerfs de guerre ont été de tout temps omniprésents dans toutes les élections et il faut avoir une sacrée dose de célérité cérébrale pour pouvoir appréhender les tenants et les aboutissants d’un vote. Par calcul ou réelles convictions, allez savoir ! Saida cultive les paradoxes et cela lui sied à merveille. Une question revient avec insistance que ce soit dans les veillées religieuses, au bain maure, dans quelques cafés bien connus sur la place publique ou chez le coiffeur du coin est: Qui sera le nouveau P/APW ? Qui va être le nouveau maire de Saida-Ville et qui seront les nouveaux députés? La vérité se trouve entre les mains du citoyen-électeur !

À propos Ould Ogban

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*