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Alors qu’il cède vite à son «instinct de consommateur» : Le citoyen en proie aux rumeurs et à l’intox

Pour les spécialistes de la santé, le pays peut gagner son pari contre le Covid-19. S’il faut se garder des analyses hâtives, le septicisme est, cependant, de rigueur chez le citoyen qui fréquente périodiquement les espaces publics, le transport en commun, les marches hebdomadaires de vendredi et le grandes surfaces commerciales au regard de la courbe inclinante des cas de contaminés enregistrés depuis quelques jours. En proie à des rumeurs et à l’intox, le citoyen qui n’arrive pas comprendre la manière avec laquelle son comportement quotidean influe sur les autres, ni combien le non respect de la distanciation physique est importante dans cette phase cruciale de lutte contre la propagation contre la pandémie, se livre impuisssament, depuis quelques jours, à toutes sortes d’interrogations.”Faut-il retourner au confinement de 7h à 15h pour un retour à la stabilité des chiffres des contaminés d’il y a trois semaines et limiter par la même l’affluence sur les espaces publics et l’obligation de respect strict de la distanciation et d’autres mesures sanitaires”, s’interroge un médecin à Oran qui note à ce titre “une affluence somme toute particulière enregistrée depuis quelques temps de citoyens vers l’hôpital de Chteibo et l’EHU de l’USTO pour les tests de dépistage dont plusieurs médecins et infirmiers dénoncent l’insuffisance en matériels médicaux dont les blouses et les combinaisons de protection. Sans toutefois polémiquer et tomber dans l’alarmisme, ce médecin appelle à ne pas céder aux rumeurs des réseaux sociaux et à la peur appellant à ce propos les citoyens notamment ceux des zones éparses et périphériques à la vigilance et à la limitation de leurs déplacements en chef lieu par le transport en commun“. La ville d’Oran, à l’instar d’autres villes du pays, enregistre, à la faveur du déconfinement progressif et flexible, une certaine animation dans le transport et dans la consommation avec une reprise de la quasi totalité des activités commerciales mais une certaine anarchie règne dans les comportements des citoyens dont beaucoup, hélas, croient juste de céder à leur instinct de consommateur et oublient vite que le virus est toujours là aussi invisible et aussi imprévisible. Ces rumeurs que distillent des gens induisent des comportements négatifs chez les citoyens et un sentiment de rejet perfide de la ville et des rapports sociaux jusque là insaisissables.

À propos B.Habib

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