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Point de Vue : Corruption, le maître des maux

Quand un membre du comité d’experts en charge de l’élaboration du nouveau projet de la loi fondamentale, en la personne du Pr Béchir Chaouch, reconnaissait, en disant qu’il faut éviter les blocages quant à la lutte contre la corruption. Il s’agit donc de vrais blocages qui ont anguille sous roche, ayant participé à donner un statu quo au phénomène de la corruption. Si tout l’Etat algérien avait grandement souffert, pendant des décennies, des conséquences désastreuses de la corruption, en revanche, certaines entités «maléfiques» qui pourraient avoir l’apparence trompeuse d’hommes d’Etat, d’hommes d’affaires, d’hommes politiques, de hauts fonctionnaires, en avaient démesurément, profité de la propagation de l’épidémie de la corruption. Tout le monde savait que la propagation du «virus» de la corruption en amont et en aval, telle que se dessinait la situation au cours des trois dernières décennies, allait de pair avec la situation de l’Etat qui était, grandement, faible. Faible ou affaiblie par un concours de circonstances aléatoires fâcheuses ou bien par préméditation, cela ne change rien au phénomène et ses répercussions négatives sur le tas. L’Etat est resté fort quand il s’agit de réprimander tout forme d’opposition, pouvant mener à porter atteinte aux intérêts des uns et des autres. Tous les empires et tous les États ayant atteint des degrés de puissance et d’hégémonie, à travers l’Histoire, avaient finalement fini par succomber suite à deux facteurs aux effets fatals: d’abord l’injustice et ensuite la corruption. Ne pas prendre en considération cette question pertinente au moment où le pays est mobilisé dans un débat national pour l’élaboration d’une Nouvelle Constitution, en vue d’instaurer un nouvel Etat sur des bases solides, serait cependant, un grand ratage historique. C’est le moment propice afin d’aborder cette question avec un zèle de sérieux et un profond discernement. C’est en profitant de cette occasion, peut-être unique pour porter un coup inéluctable à la corruption en tant que phénomène et aux corrompus. A vrai dire, l’on n’a pas d’autres choix là-dessus. Ou bien, on sacrifie l’Etat et toute l’entité nationale pour apporter une bouée de sauvetage à ces maléfiques de corrompus ou ça serait l’option contraire : étrangler le phénomène de la corruption par des lois et des règlements drastiques, irréversibles en vue de sauver l’Etat et la nation du chemin du non retour, illustré par la gangrène de la corruption. Ce phénomène s’était-il introduit dans les comportements et les esprits des gens, des responsables surtout, au point où il n’est plus considéré comme un mal…Certaines mairies à Oran par exemple, les pots de vin étaient devenus pour quelques responsables des droits légitimes – une dîme ou quelque chose comme ça – pour bénéficier d’un projet… Cette dîme était à la hauteur de 10% pour chaque projet.

À propos A. BenAbdellah

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