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Point de Vue : Quelle place pour les jeunes?

Pas mal de gens n’ont pas du tout admiré, positivement, le fait que l’actuel gouvernement désigné, suite aux élections du 12 décembre, ait désigné des jeunes à la tête de certains ministères, des ministères délégués ou des secrétariats d’Etat… Au contraire, l’initiative a été des plus sages et des plus lucides. Il a fallu ouvrir les portes des opportunités à ces jeunes citoyens, pour laisser éclore leurs génies en matière de gestion politique de quelques secteurs de l’Etat algérien. La plupart d’entre eux ont été désignés à la tête de quelques ministères délégués ou de secrétariats d’Etat qui ne sont pas, au fait, stratégiques, nécessitant un savoir-faire de haut niveau et une longue expérience. Quand le regretté président Houari Boumediene montait sur le « trône » de la jeune République algérienne, il n’avait que 33 ans. Donc, l’implication des jeunes dans le fait politique et administratif est un devoir national pour les autorités vieillissantes qui se préparent à se retirer de la scène politique. Et, c’est la raison pour laquelle une bonne formation instructive et culturelle de ces jeunes s’avère nécessaire. Cela s’appelle la passation du flambeau, comme l’on a l’habitude de parloter dans notre langage émotif «révolutionnaire». Seulement, le choix des jeunes candidats à des différentes sortes de responsabilité politique ou administrative, ne doit pas se faire dans les milieux de la nomenklatura nationale. Chaque Algérien quel que soit son origine ou le milieu social d’où il vient, n’est pas exclu de toute candidature, à n’importe quel rang de responsabilité. Mais, l’on doit surtout, insister sur le facteur de la formation et l’instruction. Quand ces deux éléments sont disponibles, en ajoutant à cela un troisième facteur, celui de la pratique et l’expérience sur le terrain, le rendement sera, nécessairement, parfait ou presque. Les choix seront faits, selon la compétence et la qualification et non par référence au milieu social ou au poids de la protection dont il jouit …Au moment où nous sommes en train de mener un «chaud» débat national sur la révision constitutionnelle, c’est la circonstance propice pour soulever ce genre de questions notamment des jeunes qui seront formés en vue de s’endosser des grandes responsabilités dans l’Etat algérien. Même, s’il y a des Algériens qui doutent dans tout le discours actuel, défendant le « concept » de la nouvelle République, il y a d’autres algériens, en revanche, qui croient sincèrement que ce projet est possible et il est en train de se concrétiser. En parlant des jeunes algériens et la possibilité d’améliorer leur situation qui devrait, d’abord, profiter à leur pays, nous devons nous rappeler de ces milliers de jeunes, cadres, intellectuels, savants qui sont exploités ailleurs, par d’autres nations.

À propos A. BenAbdellah

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