Accueil » Actualité » Pourquoi pas des commissions locales pour la relance de l’économie? Et si la solution est la décentralisation!

Pourquoi pas des commissions locales pour la relance de l’économie? Et si la solution est la décentralisation!

Le commerce et les entreprises notamment les opérateurs économiques, les premiers impactés par la pandémie du Coronavirus en Algérie, s’échinent à sortir la tête de l’eau. Ce beau monde qui est plus considéré comme levier indissociable de l’économie et de surcroît créateur de la richesse, tente depuis l’annonce par le Gouvernement d’un déconfinement à la fois “progressif” et “flexible” de multiplier des «signes» envers les autorités centrales pour la prise en considération de leurs problèmes divers et compliqués. Arrêt de production, mise en chômage partiel des salariés, manque de financement et de disponibilité de crédits ou de réserves, créances, pertes sur la consommation, sont autant de difficultés que dit rencontrer le monde économique dans l’ensemble et en particulier les opérateurs économiques qui sont affiliés aux Chambres de commerce et de l’industrie (CCI) des grandes villes du pays, notamment ceux qui développent depuis des décennies des partenariats stratégiques avec l’étranger. Qu’en pensent les opérateurs économiques à propos des mesures prises par la Chefferie pour contrer les incidences induites par le Covid -19 ? Pourquoi cela ne marche pas chez bon nombre d’opérateurs malgré ces mesures? Il est vrai que des mesures exceptionnelles ont été prises par le gouvernement de Abdelaziz Djerrad et les autorités nationales afin de relancer une économie mal en point à cause des effets dévastateurs de la pandémie du Coronavirus. Il est autant vrai que la Banque d’Algérie (BA) avait précédé ces «mesures en Avril dernier par le lancement d’un «plan»  conjoncturel visant la sortie de l’étouffement des établissements financiers et autres banques afin d’augmenter leurs capacités de financement en faveur des entreprises économiques impactées par la conjoncture induite par le Covid -19. Consciente de l’impératif de protéger l’économie nationale et de garantir les conditions nécessaires à la poursuite de l’activité des entreprises notamment les opérateurs économiques, la Chefferie a pris d’autres mesures pour assurer de manière régulière, le secteur de la production notamment industrielle s’inscrivant dans une démarche qui consiste à alléger les impacts économiques de cette pandémie mondiale » sur les entreprises. Le secteur des finances, ce «nerf de la guerre» avait déjà bénéficié en avril d’un allègement de certaines dispositions prudentielles applicables aux banques et aux établissements financiers permettant à ces dernières d’augmenter leurs capacités de financement au profit des entreprises économiques, spécialement celles mises à mal par le Coronavirus. Entre autres mesures, rappelons-le, le report du paiement des tranches de crédit, arrivant à échéance, ou le rééchelonnement des créances de la clientèle, ou encore la réduction du seuil minimum du coefficient de liquidité afin d’augmenter le niveau des finances disponibles ayant été impactées par la conjoncture induite par le Covid 19. Seulement voilà, malgré l’armada de mesures et la poursuite des financements en faveur des bénéficiaires de ces mesures, les espoirs peinent à se dessiner sur le terrain pour certaines entreprises et opérateurs. Ils sont d’ailleurs beaucoup à prétendre “méconnaître les détails de ces mesures” ou de ”n’avoir pas été concertés” alors que d’autres se contentent juste de “se renvoyer la balle “ entre eux, exhibant cette histoire de manque d’échanges. «Reste que le problème principal lié à la concertation entre les opérateurs économiques concernés et les pouvoirs publics locaux a l’air de se poser pour connaître et évaluer les problèmes de fond rencontrés suite à la propagation du Covid-19 ( ndlr arrêt de travail, arrêt de la production, indisponibilité de financement, etc…). Il s’agit en plus de permettre aux entreprises et aux opérateurs concernés par le Covid d’exposer leur situation. A ce jour, une dizaine (10) d’opérateurs économiques de la wilaya d’Oran se sont manifestés pour présenter des propositions sur ce plan précis. Avec la reprise des activités et de travail des commissions de notre Chambre de commerce, il y aura forcément une reprise des échanges et des propositions notamment entre les opérateurs économiques et les autorités locales», a indiqué lundi un responsable de la Chambre de Commerce et de l’Industrie de l’Oranie (CCIO), organisme, rappelons-le, où sont affiliés jusqu’à ce jour plus de 5000 opérateurs adhérents, selon les estimations de notre interlocuteur. Ce responsable garde des espoirs qui, pour lui, «même si la pandémie persiste, cela commence à se dégager et ça va dans le bon sens». «Ce sera, certes, difficile mais il y a des espoirs pour relancer l’économie», n’a-t- cessé de répéter. Il apparaît aux yeux de ce responsable que “c’est cette notion d’absence de culture de chambre de commerce qui veut que tous les intervenants puissent se concerter et donner leur avis ou échanger leurs points de vue“. C’est dire que la concertation et les échanges qui n’ont pas encore “mûri” dans les esprits d’un certain nombre d’opérateurs économiques sont des facteurs, hélas, “parent pauvre” de l’effort de relance de l’économie.”La base de tout c’est l’échange, c’est communiquer et poser les problèmes mais avant, c’est savoir communiquer”, insiste le responsable en question. “Ces mesures sont une bonne chose dans la mesure où ils prennent en charge tous les aspects de l’économie liés à la pandémie mais au niveau local, on n’a pas encore développé cette culture de chambre de commerce“.“Si des mesures réfléchies venant des instances nationales par rapport à une situation donnée sur le terrain, nous sommes disponibles à la tutelle (ndr ministère de commerce) pour oeuvrer à participer à la relance de l’économie”, dit-il. Interrogé s’il y a un retard dans la prise de conscience des opérateurs pour soulever leurs problèmes “post Covid”, le même interlocuteur note qu’«au début de la crise sanitaire au mois de Mars, des actions et des opérations ont été initiées par la CCIO et qui vont beaucoup plus vers la solidarité envers les établissements sanitaires et des gens concernés, de près ou de loin par la pandémie, comme la distribution par les élus de la Chambre de commerce de la wilaya d’Oran de matériels médicaux, de masques, de produits détergents et de blouses» mais note-t-il, toutefois, qu’«on espère que la pandémie disparaisse et qu’on arrive à relancer notre économie».

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*