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Point de Vue : Des territoires et des compétences

Au fur et à mesure que les populations du pays augmentent, notamment dans certaines régions bien précises, la question de la réorganisation territoriale s’impose comme une nécessité incontournable. Elle est dictée par l’efficacité de la gestion des affaires publiques…. Sans ça, les affaires de la Cité se compliquent. Seulement, en Algérie, la question est dépendante de certains facteurs qui seraient, peut-être, exclusifs à l’aspect proprement algérien de la question… Dire autrement: ce n’est pas, uniquement, la croissance démographique qui en est la seule cause. En Algérie, l’élément tribal, par exemple, est important, pour ne pas dire primordial dans tout découpage territorial, que ce soit pour créer une nouvelle wilaya ou une nouvelle commune. Ça n’existe pas à Oran ou à Alger, mais ça existe bel et bien ailleurs, dans l’Algérie profonde. Mais, la question pertinente demeure, toujours liée au problème des prérogatives, plus qu’à autre chose. Les prorogatives du wali et du chef de daïra, en tant que commis administratifs désignés par l’Etat, par rapport au P/APC – maire- élu par ses concitoyens. Pour être franc, le gros problème de la gestion demeure dans le centralisme rigoureux de la gestion des affaires publiques. Pour être bien précis, le wali fait le travail du maire et le ministre fait le travail du wali…Le P/APC se contente du noble rang d’éboueur en chef de sa commune. Même, parait-il, le code communal ou des collectivités locales, promulgué il y a une dizaine d’années de ça, s’est avéré qu’il s’agissait d’un bluff, d’un «trompe-œil» et rien de plus. Il appartient à cette catégorie de réformes orageuses, sans fond palpable, entreprises au début de l’ère de Bouteflika, ayant touché l’administration, la justice et l’école, une profonde refonte. La moitié des problèmes que rencontre le citoyen face à ses administrateurs ou que rencontre l’administration dans ses tâches, provient, essentiellement, de l’organisation «inefficace» de l’administration générale du pays. Non seulement, l’aspect organique y est pour beaucoup mais également, cette situation tordue avait semé une mentalité, un mauvais pli comportemental qui est difficile à remettre en ordre. Cette situation est héritée de l’époque des débuts de l’indépendance. C’était en tous les cas justifié. C’était une façon -sage à cette époque- de maintenir l’ordre et la discipline parmi les populations qui venaient, tout juste, de reconquérir leur liberté et leur pays. Nous sommes à presque une soixantaine d’années de l’indépendance et nous sommes, dans le fond, dans la position, bien que des réformes «de formes» n’aient cessé de s’opérer depuis.

À propos A. BenAbdellah

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