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Une série de recommandations, envoyée au Premier ministre : Comment relancer l’économie?

auver l’économie et agir très vite», c’est la devise des experts financiers algériens. Est-il opportun de laisser le temps au temps? Dans la conjoncture actuelle, estiment ces experts, il ne faut pas trop se focaliser sur les prix des hydrocarbures mais plutôt, agir pour “réajuster” les équilibres intérieurs, afin de réduire les déficits. C’en est, certes, une solution mais combien d’entre elles, annoncées auparavant, tambour battant, avaient échoué alors que d’autres plans attendent, de-ci de-là, pour “restructurer” l’économie. Car, faut-il le noter, la conjoncture économique n‘est plus la même depuis au moins décembre 2019. Sérieusement mise à mal par le Covid-19, celle-ci peine, en effet, à se démettre des incidences induites par la pandémie de Coronavirus, dont le chômage et les préjudices subis par les entreprises publiques ou privées, soient- elles, c’est sans différence. Quelle “thérapie de choc”, donc, va-t-il falloir mettre en place en “urgence” afin que l’économie se remette à genoux, échappe et soit épargnée du risque d’endettements et de rééchelonnements? Jusque-là, des plans ont été proposés mais ont prouvé leur limite. Et il a fallu de peu pour que l’économie ne s’effrite après le lancement des mesures sociales comme la préservation des salaires, la stabilisation des prix sur le marché de la consommation et la réduction des importations. Mais est-ce pour autant suffisant? Le président du Cercle du commerce et de l’industrie algéro-espagnol a une solution. Pour relancer l’économie, fragilisée par la pandémie du Covid-19, il va falloir travailler dur pour « remonter la pente », estime-t-il, mardi, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. En guise de contribution à la relance de l’économie, M. Djamal-Eddine Bouabdallah signale, à cet effet, qu’après concertations avec les Fédérations patronales et les Associations professionnelles, un rapport contenant une série de recommandations a été soumis au Premier ministre, un prélude, précise-t-il, de refonte du modèle économique national. Parmi ces recommandations, il propose que l’Etat renonce à encaisser les échéances fiscales et parafiscales pour 2020, que les chefs d’entreprises, selon lui, « ne pourront pas payer », en raison du manque à gagner provoqué par la situation sanitaire affectant le pays. M. Bouabdallah demande, également, une accélération, au profit de ces derniers, de procédures d’accès au crédit, un allègement des mises en chômage technique d’employés, « en évitant tout caractère abusif », la reconduite des autorisations et homologations, de même que l’implication des collectivités locales dans la facilitation des démarches administratives. Pour lui, un bon climat des affaires est tributaire de la stabilité, particulièrement pour ce qui concerne les textes juridiques dont le Code fiscal, organisant l’activité économique. A propos de ce Code, datant des années 90, il y a lieu, indique-t-il, d’en refaire un nouveau, en prenant en compte les aspects structurel et fonctionnel de cette activité. Pour attirer les IDE, il faudrait, insiste-t-il, asseoir une stratégie industrielle « claire et précise », amarrée à un socle solide. Il estime, à cet effet, que les représentants d’entreprises, mais aussi les partenaires sociaux, sont partie prenante de la régulation de l’économie. A travers l’ouverture qui se précise « vers la destination Algérie », il juge que l’idée d’introduire le système 51/49, au profit des potentiels investisseurs étrangers, « que l’on trouve un peu partout à travers le monde », n’est pas suffisante. Pour lui, il y a des ajustements et des réformes à opérer, d’autant, relève-t-il, que l’Algérie « est un marché intéressant et va le devenir ». Mais n’est-il pas de rappeler que ces réformes ou un semblant de réformes ont débuté, il y a plusieurs années, sans résultat. M. Djamel Eddine Bouabdellah fait, à ce propos, référence à l’ouverture, en janvier 2021, de l’Union douanière avec l’Afrique. Pour ce qui a trait au secteur informel, l’intervenant recommande de « le frapper » par le biais de la fiscalité, le système des « deux poids et deux mesures », entre celui-ci et les entreprises légalement installées, ne pouvant sans cesse perdurer. Pour lui, c’est au gouvernement qu’il appartient de combattre ce phénomène, observant qu’il est temps, pour cela, « de lancer le processus ». En attendant la rédaction d’un nouveau Code fiscal, il mentionne la solution consistant à appliquer le système de forfait à l’encontre de celui-ci.

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