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Point de Vue : Un autre créneau qui fait couler de la salive

Le secteur commercial de l’importation des véhicules est l’un des plus prisés dans le monde des affaires en Algérie. L’accès à cette spécialité n’est pas permis pour n’importe qui. Il faut, d’abord, être puissant sur tous les plans pour pouvoir s’introduire dans ce cercle élitiste des affaires. La puissance en argent, en monnaie locale ou en devises n’est pas suffisante pour avoir pignon sur rue, dans ces circuits hasardeux pour ceux n’ayant pas assez de connaissance dans ce monde aux contours en filigranes. La nouvelle campagne d’assainissement, décidée par le nouveau gouvernement de l’après hirak, visant en premier lieu à mettre de l’ordre dans ce secteur. Mettre de l’ordre, doit sous-entendre faire régner la loi et les textes réglementaires. Cette activité doit redevenir telle qu’elle est conçue et évoquée dans les textes, un segment de l’économie nationale, notamment du commerce extérieur. Une activité qui se pratique, normalement et simplement, dans un cadre légal. De cet effet, les éléments nuisibles et parasitaires, seront chassés ou bien remis à l’ordre. Il faudrait dans ce même ordre d’idées, que tout le secteur dit de l’import-export, subisse normalement, une campagne de « purges ». Ce n’est pas des purges à la stalinienne, à l’arrière-pensée vindicative, mais qui devraient s’appliquer dans un cadre légal des lois de la république. C’est, effectivement, le domaine le plus touché par les pratiques illégales et la corruption. Ce n’est pas facile, au fait, c’est une mission délicate, nécessitant des mois ou bien des années consacrées à soumettre le commerce extérieur en général aux règles rigoureuses de l’ordre. Seulement, les pouvoirs publics devront œuvrer à faire régner, avant tout, la justice et non profiter de la situation pour se venger ou s’attaquer aux moins puissants et les sans défense. Le problème de l’Algérie restera et jusqu’à preuve du contraire, avant tout un problème de justice ou comment faire régner l’Etat de droit. En suivant sur les colonnes de la presse les affaires criminelles des Oulmi, des Tahakout, des Haddad, des kounifef et la liste est très longue, nous ne pouvons que rester stupéfaits devant les crimes commis contre ce pays, contre l’économie de ce pays, contre ce peuple trahi. L’on dirait que l’Etat n’existait pas…et, pourtant!!, à notre savoir naïf, il existait cet Etat ou ce simulacre d’Etat, pendant deux grosses et bonnes décennies. Depuis l’avènement de l’indépendance, les infractions aux lois, les passe- droits, la corruption, ont toujours existés. Toutefois, ce qui s’est produit au cours des vingt dernières années, avait, follement, dépassé l’entendement.

À propos A. BenAbdellah

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