Accueil » Actualité » Prise en charge des préoccupations des citoyens : «Le gouvernement a besoin de temps»

Prise en charge des préoccupations des citoyens : «Le gouvernement a besoin de temps»

Le gouvernement “a besoin de temps”. Le péril sanitaire a étranglé l’économie au pire moment. Le Covid-19 et le pétrole ont, en effet, revu à la baisse les projections en matière de recettes d’hydrocarbure. Quels impacts sur le “Programme” du gouvernement? Il est admis que la mise en oeuvre du “Programme” de la Chefferie a été contrariée par la pandémie du Coronavirus. Ce n’était pas si évident que ça. Déjà, l’avant-projet de la LFC 2020, adopté, s’appuie sur la préservation du pouvoir d’achat et la révision de la Constitution qui s’apparentent comme étant les deux plus “grands chantiers” qui entrent dans la feuille de route du Plan d’action du gouvernement de Abdelaziz Djerrad, après l’élection du nouveau Président algérien. Ces deux “priorités” de son “Programme” ont pris le temps qu’il fallait. En outre, la gestion de la “crise épidémique” en Algérie aura pris l’essentiel sur les autres préoccupations. En plus, le peuple entend garder le pays à l’abri de la fitna et des tentatives diaboliques de déstabilisation politique étrangère. Qu’en est-il alors des préoccupations des citoyens algériens? Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, n’a pas esquivé cette question lancinante, lors de son entrevue avec les médias nationaux. Zones d’ombre du pays, affaires courantes des citoyens, réduction des impôts, allègements fiscaux pour les catégories des corporations professionnelles et les entreprises fortement secouées par les conséquences de la pandémie, autant de points qui focalisent l’actualité nationale, sur lesquels le Chef de l’Etat n’a pas fait l’impasse. A cela, s’ajoutent certainement d’autres préoccupations de second ordre, comme les préoccupations du personnel de la santé et les préparatifs de la reprise de l’enseignement, outre les examens de fin d’année tels que le Baccalauréat. Du vrai pain sur la planche donc pour le gouvernement. D’emblée, Tebboune a affirmé que chaque citoyen recouvrera son droit, mettant en avant la nécessité d’accorder du temps au gouvernement pour concrétiser les différentes préoccupations relatives au développement. « Le gouvernement mène, depuis près de 05 mois, son action entravée par la pandémie du Covid-19 et il est nécessaire de lui accorder du temps pour qu’il puisse réaliser son Programme », a déclaré le Président Tebboune, lors de son entrevue avec nombre de médias nationaux, retransmise vendredi soir. Le Président Tebboune a rappelé, à cette occasion, ses engagements durant la campagne électorale pour la Présidentielle du 12 décembre 2019, adressés aux différentes catégories de la société, à l’image du personnel du secteur de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ainsi que de la réduction des impôts pour les catégories vulnérables et autres. Relevant certaines formes de protestation et de perturbation, survenues récemment, à l’instar de la fermeture des routes, le Président de la République a souligné l’intérêt qu’il accorde personnellement aux zones d’ombre, précisant que ce sont des situations suscitées. « Des parties poussent à l’anarchie par tous les moyens », comme il y existe « un acharnement étranger contre l’Algérie », a-t-il dit. Le Chef de l’Etat souligne que la question réside en « la protection du pays », d’autant que les parties qui s’acharnent contre le pays, disposent de plans pour porter atteinte à l’Algérie, mais elles ne réaliseront jamais leurs desseins ». Après avoir appelé à « la retenue et à ne pas se laisser entraîner par ces plans », le Président de la République a rassuré que « celui qui a un droit, l’obtiendra » et que « les questions de développement et de progrès nécessitent du temps ». Le Président Tebboune a indiqué qu’à travers son suivi quotidien aux différents médias et rapports qui lui parviennent de différentes régions, il semble que « quelque chose se trame » contre l’Algérie. « Nous ne sommes pas parfaits et nous œuvrons à sortir de la crise par la sagesse, le travail et la solidarité », a-t-il soutenu, mettant l’accent sur l’impératif de construire une économie nationale et « valoriser les points positifs » réalisés. Il a indiqué, à ce propos, qu’il « existe des problèmes et des lacunes mais ils sont exprimés avec exagération et de manière douteuse ».

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*