Accueil » Oran » L’activité au rouge au niveau des zones industrielles : Reprise sur un fond de crise pour les entreprises

L’activité au rouge au niveau des zones industrielles : Reprise sur un fond de crise pour les entreprises

Les problématiques auxquelles seront confrontées les entreprises de toutes tailles selon ce qui se sera passé avant pour elle, continuité de l’activité ou véritable redémarrage après une période d’activité partielle ou d’arrêt brutal, les économistes semblent moins optimistes. En vérité, l’exercice de prédiction de ce qu’il se passera après le confinement est très difficile, car il est encore aléatoire de pouvoir prédire, à l’heure actuelle, combien de temps le confinement va réellement durer, même si l’Etat a dévoilé le programme de la sortie graduelle du confinement. Pour les acteurs de la machine industrielle, dans la région, repartir de plus bel ne sera pas une mince à faire, comme en témoigne l’activité au niveau de la zone industrielle de Hassi Ameur. En effet, peu de va et vient caractérise cette zone qui, jadis ne connaissait pas de temps de répit. De leur côté, les chefs d’entreprises commenceront par apporter des solutions, notamment pour le transport des employés qui ont subi de plein fouet les affres du confinement. En fait, il n’est pas sans savoir que la majorité des employés du secteur privé, en particulier, ont été privés des salaires des deux derniers mois, à cause de la pandémie. A vrai dire, les bouleversements et les impacts de cette crise sanitaire peuvent être énormes dans la durée, explique un employé qui attend avec impatience l’appel du service des ressources humaines de l’entreprise dans laquelle il a été recruté, et ce, pour reprendre du service. Il faut dire que beaucoup de contrainte vont suivre la reprise, car à titre d’exemple, l’entreprise qui, malgré la crise, a un carnet de commande plein, et qui doit très rapidement livrer ses clients, risque d’être confrontée à une reprise sur les chapeaux de roue, et de connaitre un gros pic de charge. Les besoins en ressources, compétences, vont être importants. La très forte charge de travail va générer un niveau de stress élevé, sur les équipes et le management, et inévitablement des impacts sur l’organisation. Dans le cas contraire, l’entreprise qui n’a pas pu honorer ses commandes, va perdre certains gros marchés, ses fournisseurs doivent aussi redémarrer, et donc les approvisionnements ne suivent pas et bloquent les chaines de production. Elle doit aussi relancer «le commerce» pour aller chercher de nouvelles commandes. Il s’agit là d’un redémarrage lent, où l’activité partielle perdure et s’échelonne sur une période qui peut durer plus longtemps que prévue. Le tourisme, lui aussi, connait ses pires moments depuis l’indépendance, du fait que la saison risque d’être carrément annulée. De leur côté, les salariés au chômage partiel seront également sous stress du fait de cette inactivité car l’envie d’aller travailler est devenue de plus en plus forte. Pour les entreprises qui ont connu un arrêt brutal de leur activité, le redémarrage ne fait pas appel à ses ressources de production ou ses services… «Sa santé financière est fortement ébranlée, elle va devoir trouver des solutions «immédiates», et sur le court et moyen terme», expliquent des connaisseurs qui font allusion aux petites et moyennes entreprises qui dépendaient de revenues quotidiennes. 2020 sera assurément une année où la plupart des entreprises seront accompagnées sous perfusion, par les aides gouvernementales, car il sera difficile pour les grandes entreprises connaissant des difficultés financières de reprendre leurs employés envoyés en chômage partiel. Enfin, le risque est de voir des entreprises réduire la voilure et baisser la masse salariale. Les postes impactés par ces réflexions et réorganisations, basculeront des milliers d’employés dans l’incertitude.

À propos Islam Rayan

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*