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En vigueur après leur publication, ce jeudi, au Journal Officiel : Les nouveaux tarifs des carburants

Comme une “cause à effet”, il est fort à parier que le coût du transport risque, lui aussi, de ne pas échapper au “coup de fouet” subi par les nouveaux prix des carburants. Il est admis que l’économie dépend à 98% de ses exportations d’hydrocarbures. Une telle situation fort embarrassante la rend vulnérable à tout danger découlant de la chute des prix des marchés mondiaux. Le pays, encore “otage” de ses hydrocarbures, vit une situation économique aggravée par le Covid-19. Et comme l’automobiliste, pour qui un malheur n’arrive jamais seul , se serre d’ores et déjà le ventre, lui qui a eu vent des “réajustements” introduits dans la loi des finances complémentaire 2020 afin de réévaluer les prix des hydrocarbures. Il s’agit des nouveaux prix de carburants qui sont mis à jour, conformément à leur valeur actuelle sur les taux de change et les bourses pétrolières internationales. Une mesure, rappelons-le, qui ne se “distancie” pas beaucoup par rapport à la précédente, intervenue après les “réajustements” du début 2018. Ainsi, le coût de vie en Algérie serait appelé à augmenter. Ce ne sera pas facile en effet de payer son essence, encore moins, peut-être, son prix de transport et pourquoi pas sa facture énergétique. On sait que le prix d’un litre d’essence ne dépasse pas les 0,26 euro en 2020, ce prix étant en moyenne, il peut baisser à 0,16 ou carrément grimper jusqu’à 0,31 euro, selon la période et la ville. En Algérie, il est, en tout, relativement moins cher qu’en France, selon la convertibilité de change. Une augmentation de 03 DA pour le prix de l’essence, et 05 DA pour le prix du gas-oil, est envisagée. Quant au prix référentiel du baril du pétrole, il sera de 30 dollars, indique une certaine source. Il est évident que dans l’ensemble, les carburants coûteront désormais plus cher en Algérie, suite à la révision des prix des produits pétroliers dans l’avant-projet de LFC 2020. Les stations-service vont régler leurs machines avec les nouveaux tarifs, suite aux augmentations des prix de l’essence et du gas-oil, qui ont été décidées par le gouvernement, dans le cadre de la Loi de finances complémentaire (LFC) 2020, entrée en vigueur après sa publication, ce jeudi, au Journal officiel. « Il est institué au profit du budget de l’État, une taxe sur les produits pétroliers ou assimilés, importés ou obtenus en Algérie, notamment en usine exercée », précise l’article 28 de la LFC 2020. Aucune augmentation de la taxe du GPL/C n’est prévue par le texte. « Dans ce cadre, la TPP constitue un outil efficace de réajustement des prix des carburants en fonction des impacts socio-économiques et budgétaires attendus. À cet effet, il est proposé, pour l’année 2020, une augmentation des tarifs de la TPP à raison de 03 DA/L pour les trois catégories d’essence et de 05 DA/L pour le gas-oil », précise le texte. Concrètement, les automobilistes devront payer le litre d’essence trois dinars de plus que d’habitude et débourser cinq dinars en plus pour celui du gas-oil. Ainsi, le prix de l’essence normal passera à 43,71 dinars, celui de l’essence super à 45,97 et le sans plomb à 45,62 dinars. Le prix du gasoil a augmenté de 05 dinars et atteint 29.01 DA. « Cette augmentation des tarifs de la TPP générerait des recettes budgétaires supplémentaires, au titre de la période juin-décembre 2020, estimées à 41,5 milliards de DA en matière de TPP. S’agissant des recettes budgétaires additionnelles en matière de TVA, elles sont estimées à 7,9 milliards de DA », a expliqué le gouvernement. Pour justifier ces nouvelles hausses, le gouvernement a présenté l’argument de la hausse de la consommation des carburants qui a triplé en 19 ans, pour atteindre près de 14,4 millions de tonnes en 2019 contre 05,6 millions de tonnes en 2000, leurs prix comparés à l’international et la chute des prix du pétrole. « Compte tenu du prix bas et réglementé des carburants, leur consommation n’a pas cessé de s’accroître d’une année sur l’autre, induisant ainsi une surconsommation énergétique en expansion alors qu’une part non négligeable de la consommation additionnelle est importée en devises. La consommation des carburants (essence et gas-oil) en 2019 est chiffrée à 14,41 millions de tonnes », écrit- on dans un exposé des motifs du projet de la LFC. Il a ajouté que « comparativement aux prix appliqués à l’international, l’Algérie est classée parmi les pays pétroliers qui pratiquent des tarifs de carburants les plus bas et ce, nonobstant les réajustements de prix introduits en 2016, 2017 et 2018». L’autre argument est lié à la chute des prix du pétrole. «Dans le contexte actuel de chute drastique des prix du pétrole, l’Algérie, à l’instar des autres pays exportateurs d’hydrocarbures, est confrontée à d’importants et conséquents déficits budgétaires et de la balance des paiements d’où la nécessité de réajuster les prix de l’énergie, ce qui aura pour conséquence la réduction des subventions budgétaires implicites et explicites y afférentes», expliquent les rédacteurs du texte. Outre la hausse des recettes du budget de l’État, la hausse des prix des carburants vise, selon le texte, à «assécher les sources de la contrebande transfrontalière, réduire les importations de carburants en vue d’atténuer les déficits commerciaux, recourir aux carburants moins polluants (GPL/C et GNC), diminuer les subventions budgétaires, préserver l’environnement et protéger la santé du citoyen».

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