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Mostaganem : L’Aïd El Fitr au goût très spécial

A l’instar de la situation de crise sanitaire dans le pays, les familles mostaganémoises ont elles aussi ressenti la morosité des deux jours festifs de l’Aïd El Fitr de cette année 2020. Les citoyens, en grande majorité, ont affiché un degré de conscience élevé dans la conjoncture du confinement, observant une discipline dans le respect des mesures de protection. Cette conscience du respect du confinement des deux jours de l’Aïd s’inscrit tout de même dans un esprit d’assistance aux personnels de soins qui se sacrifient pour préserver la santé des populations. La compréhension des citoyens a été largement observée par la privation des prières de l’Aïd dans les mosquées, de celles des visites familiales, de la mobilité imposée par le confinement. Ce sont ces attitudes qui permettront de freiner l’élan de la menace meurtrière du Covid19. Nous avons tous remarqué que durant ce mois sacré du Ramadhan, dans la wilaya de Mostaganem, il y a une stabilité relative dans l’évolution de transmission du virus et les chiffres en attestent. Cependant et malgré la foi des citoyens, l’Aïd El Fitr, pour certaines familles, reste d’un goût un peu acerbe. Les petits commerçants, les artisans, les taxieurs ainsi que les journaliers, ceux qui ont été mis au chômage partiel par les employeurs privés, ceux et celles qui comptent uniquement sur des petits salaires, furent obligés d’arrêter d’exercer. L’effet surprise a pour beaucoup d’entre eux mis les familles sur le carreau d’un point de vue économique. Car nous savons tous que ces gens n’ont pas l’esprit de l’épargne, pour cause de faible pouvoir d’achat. La fête fut la bienvenue car il faut la célébrer mais avec la crainte du lendemain. Les pouvoirs publics ont assisté beaucoup de familles touchées par la fâcheuse crise au début du Ramadhan par des primes et des dons de solidarité. C’était un soulagement très certain mais demain la situation demeurera, pour ces gens, inchangeable et la société ne doit pas les oublier. Dans ce cas-là et faisant face à la menace du Covid19, le sacrifice est identique au même titre que les personnels de santé et il faut le valoriser. Fêter l’Aïd El Fitr dans des conditions pareilles n’est qu’un indice de foi pour un lendemain meilleur et sans le spectre du Coronavirus. En tout état de cause, la société aura à se mobiliser pour apporter du réconfort à toutes les personnes touchées par la précarité engendrée par ce maléfique virus. Ainsi, nous aurions tous compris que la santé de ces familles reste la priorité des pouvoir publics.

À propos Charef Kassous

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