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Mostaganem : La nouvelle République ne s’érige guère avec les vieux réflexes

A Mostaganem, on a commencé à croire aux changements, on a espéré avec foi la transition vers du renouveau dans notre quotidien, on a mis une ferme volonté à accompagner les réformes et on a même applaudi le départ du népotisme et les injustices. Cependant, aujourd’hui on commence à douter sur cette transition qui rencontre des obstacles pour les prétendus changements. Le citoyen lambda n’attend pas les grandes réformes pour l’amélioration de son cadre de vie de son quotidien, ce citoyen ordinaire dépend du travail, des programmes et des actions de chacune des directions de l’exécutif de la wilaya. Dans cette wilaya le citoyen écrit et on ne lui répond jamais, il se présente les jours de réception, il ne trouve pas le responsable, il dépose une plainte sans suite, il introduit un dossier et on le fait balader, il présente une demande d’audience qui reste lettre morte, il souffrira à la recherche de ses droits. Le citoyen est souvent éprouvé par les pratiques héritées de l’ancien régime et ne s’aperçoit pas réellement des changements. Le citoyen espère améliorer son quotidien une fois que les responsables des secteurs s’intéressent à lui. A Mostaganem, ce n’est guère le cas car il y a des directions qui ont su se faire oublier, il y en a d’autres qui se sont terrées, comme il y a celles qui croient qu’elles n’appartiennent à aucune hiérarchie. Des directions qui font du sur place dont certains responsables dépassent la décennie dans le même poste et deviennent ainsi des doyens. Ils ne rendent compte à personne même si leurs secteurs sont plongés dans un profond coma. Les raisons du marasme sont probablement parce que le facteur évaluation est absent dans ces postes de responsabilité. Car on juge la compétence d’un responsable après évaluation de son secteur. D’un autre côté, souvent c’est le wali qui fait tout, c’est lui l’arbre qui cache la forêt. L’autre facteur, un peu fastidieux, c’est de constater que certaines directions de wilaya sont des ramifications de certains partis politiques ayant soutenu l’ancien régime. Par la force des choses ces partis ont cessé de soutenir l’insoutenable mais leurs pions sont toujours en poste. La question qui dérange, c’est comment aller vers les changements avec des vieux mécanismes aux pratiques révolues. Si les réflexes restent les mêmes, les changements, désormais, sont compromis. On a souvent prôné de donner la chance aux jeunes diplômés des universités afin d’asseoir la vraie plateforme des changements. Sinon il serait inconcevable de faire du neuf avec du vieux. On a installé un nouveau gouvernement, un nouveau wali, il faut aussi installer de nouveaux responsables. Car la wilaya a besoin d’un nouveau souffle pour l’après coronavirus. Le Covid19 n’est guère une excuse pour que le citoyen puisse percevoir des améliorations dans son quotidien.

À propos Charef Kassous

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