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Un nouveau cahier des charges organisant les activités en cours d’élaboration: Importateurs, exportateurs: à vos marques!

Cette filière qui se “réorganise”, aspire à inculquer un nouveau souffle à l’économie algérienne déjà mal en point depuis voilà cinq années, coïncidant avec le début de la crise pétrolière mondiale endémique (en 2016) et fortement impactée depuis par l’instabilité des marchés pétroliers et leur corollaire: les déficits budgétaires, d’autant plus que la politique budgétaire en Algérie est un levier macroéconomique depuis les réformes de 1990. Le président de la République Abdelmajid Tebboune qui a tenu , au lendemain de son investiture, l’un de ses “engagements”, à savoir, la réforme totale de l’économie, son cheval de bataille, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il a également ordonné de “réorganiser” la filière import-export dans un souci fort légitime de préserver l’avenir économique de l’Algérie contre les aléas. Un nouveau cahier des charges organisant et régulant les activités d’importation est en effet en cours d’élaboration, afin de réguler la balance commerciale du pays. L’analyse de la balance commerciale dévoile en effet beaucoup de vérités et de “dysfonctionnements” qui sont de nature à compromettre la bonne santé et la relance de l’économie nationale. Cette dernière, selon ce rapport d’analyse, rencontre des difficultés à s’adapter aux échanges internationaux. Pour le ministre délégué au Commerce extérieur, lequel s’exprimait, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, le pays est contraint actuellement à une « double dépendance », celle de l’approvisionnement du marché intérieur vis-à-vis des marchés extérieurs, ainsi que par rapport à la manne pétrolière. M. Aïssa Bekaï en conclut qu’en ce qui concerne sa balance commerciale, l’Algérie n’a pas de part dans la division internationale du travail, provoquant, dit-il, des répercussions « sur notre monnaie et notre économie ». Afin de faire face à cette situation et réparer ces dysfonctionnements, il va s’agir, annonce-t-il, de se pencher sur deux inconnues de cette équation, que sont les importateurs et les exportateurs, à l’origine de « beaucoup de perturbations », d’où l’idée d’introduire, à leur niveau, la spécialisation, en élaborant à leur intention un cahier des charges afin de définir leurs obligations et leurs devoirs respectifs. L’intervenant s’étonne, par exemple, que le registre de commerce attribué à ces derniers comprenne une « panoplie d’activités », leur accordant une large permissivité dans l’acte d’importer. « Aujourd’hui, détaille-t-il, un monsieur importe des légumes secs, le lendemain, des pneus et, plus tard, de la quincaillerie ». Selon lui, il s’agit de limiter le champ d’intervention de ces opérateurs, en les spécialisant, ce qui, tient-t-il à préciser, ne vise pas à limiter ou à leur interdire l’importation ou l’exportation de produits relevant de leur champ de compétence, « dans le respect des règles de transparence, de concurrence et de qualité ». Faisant, par ailleurs, état d’un déficit de 1,5 milliard de dollars de la balance commerciale, M. Bekaï en vient à aborder le sujet relatif à la surfacturation. Pour lui, il s’agit d’un dossier à scinder en deux parties : la réduction de la facture d’importation passe, dit-il, par celle de la lutte contre ce phénomène, « un crime et un attentat contre notre pays », et par le respect des engagements internationaux. Relevant les « défaillances constatées dans les textes législatifs et réglementaires organisant le commerce extérieur, le ministre signale qu’ils vont être revus en profondeur et être, parallèlement, suivis par un travail portant sur les moyens d’investigation et d’aggravation des sanctions pour les faits constatés. Au sujet des accords d’association conclus par l’Algérie avec l’Union Européenne, les pays Arabes et celui préférentiel avec la Tunisie, l’invité indique qu’il va en être fait l’évaluation « des points forts et des points faibles », afin de les harmoniser « avec nos intérêts et notre économie ». Il constate, à ce propos, que la baisse des droits de douane de la part de l’Algérie a, en effet, eu des répercussions négatives sur son budget et sa balance commerciale, résultant, ajoute-t-il, de la faiblesse de l’investissement « et de celle de notre production nationale ».

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