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Chems-Eddine Chitour à la radio chaîne 3 : «L’Algérie a raté son entrée dans le 21 siècle»

L’Algérie a la chance inouïe de posséder le pôle de Sidi Abdellah, pour y instaurer toutes les structures d’avenir de la nation, y compris son Académie des sciences et des hautes technologies et éventuellement les écoles de renom. Cependant, de l’avis de experts, le pays aurait dû profiter pleinement du temps de la manne financière. L’objectif n’est autre que d’empêcher la fuite des cadres et des “cerveaux” formés en Algérie. Ainsi, le pays devra-t-il compter sur ses propres compétences, au lieu de recourir au savoir-faire étranger, synonyme de coûts exorbitants de devises. La sempiternelle question est de savoir si l’Algérie conserve une marge d’avance par rapport à certains pays dans cette période d’instabilité de ses ressources à cause des fluctuations des marchés pétroliers? Devra-t-elle, ce faisant, développer davantage ses potentialités ou dépendre des équipements et technologies d’outre-mer, combien même fussent-elles, dans un passé récent, empreints de dépenses onéreuses du budget de l’Etat ? A quand va-t-on construire en Algérie des avions et des voitures qui n’ont rien à voir avec la filière de montage ? La plupart des équipements stratégiques dont a besoin l’industrie, arrivent de l’étranger. Pour les spécialistes en sciences, l’Algérie est en voie de prendre la marche de la modernité .Tout compte fait, c’est de l’avenir de la science dans le pays qu’il en advient dans une conjoncture marquée par un apport patent de la recherche scientifique à l’économie. Quelles solutions faut-il préconiser ? Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, «l’Algérie a raté son entrée dans le 21e siècle». Elle devrait, selon lui, donc tout faire pour prendre le train de la modernité», celui, dit-il, «de la science, du savoir-faire et des nouvelles technologies», pour «penser son futur». Le ministre de l’Enseignement s’exprimait, lundi, à l’émission, “L’Invité de la rédaction”. Le Professeur Chems Eddine Chitour relève, à ce propos, la chance qu’a le pays de posséder le campus de Sidi Abdallah «qui n’est pas encore opérationnel», mais dont l’ambition, annonce-t-il, est d’y implanter toutes les grandes écoles permettant de donner une visibilité d’avenir à la nation. Parmi les établissements appelés à être créés sur ce site, il mentionne des écoles de mathématique, de physique, d’informatique, d’intelligence artificielle, de robotique et d’un ensemble de matières pour y développer les technologies de pointe et cela, ajoute-t-il, «quelle que soit la santé financière du pays». Pour le ministre, le plus important sera de garder les éléments qui y auront été formés, et pour cela, leur créer des statuts particuliers, de manière à ce qu’ils choisissent de rester dans un pays qui, jusqu’alors, «a formé pour l’étranger», avançant les chiffres de 20.000 à 25.000 hauts diplômés «qui partent vers d’autres cieux». Dans ce campus, ajoute-t-il encore, vont également être implantées, au titre «d’une autre vision», des écoles de médecine, de sciences économiques quantitatives, de droit de la mer, de l’espace ainsi que des conflits internationaux, «afin, souligne-t-il, d’être en phase avec ce qui se passe ailleurs». Progressivement, poursuit-il, il faudrait, en se faisant, changer le cursus de l’université traditionnelle dont, prévient-il, il faut absolument protéger les 20.000 cadres dont elle dispose présentement. Pour contribuer à donner corps à ce grand chantier, le professeur Chems Eddine Chitour signale qu’il va être fait appel aux chercheurs expatriés algériens, installés notamment aux États-Unis, en France, en Australie lesquels, indique-t-il, vont venir y enseigner leur savoir. De la rentrée universitaire, dont il annonce, par ailleurs, qu’elle va se dérouler à partir de la troisième semaine d’août, l’intervenant estime qu’il va s’agir de rattraper le mois et demi des cours manquants et, par la suite, organiser les examens. En ce qui concerne les examens des étudiants de dernière année, il assure, d’autre part, que tout va être fait afin qu’ils soutiennent entre les mois de juin et septembre. S’agissant de la session du Baccalauréat dont il rappelle qu’elle dépend de l’Éducation nationale, il est prévu, dit-il, «si tout se passe bien» de l’organiser dans la troisième semaine du mois de septembre. Il précise, à cet effet, qu’il se passera une période d’un mois et demi entre les corrections, les résultats et les répartitions des étudiants vers les diverses spécialités.

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