Accueil » Chronique » Point de Vue : Sommes-nous un pays raté??

Point de Vue : Sommes-nous un pays raté??

Effectivement, le ministre de l’Enseignement supérieur avait raison dans ses propos, quand il déclara, solennellement, devant Dieu et les hommes, que l’Algérie avait raté son entrée- en grandes pompes- dans le 21ème siècle. Au fait, l’Algérie avait déjà raté son entrée à la 2ème moitié du 20ème siècle qui coïncidait avec l’époque de son accès à  » l’indépendance et à la souveraineté « . En 2012 et à l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance nationale, j’ai été chargé par le responsable de la rédaction du journal, de rédiger un article sur les acquis de cette indépendance, par rapport, aux attentes du peuple algérien… Cela aurait été facile à réaliser, si en 62, l’on avait pensé à dresser un plan, voire une perspective pour une cinquantaine d’années. C’est à ce moment-là, seulement, que nous pouvions nous situer. C’est, par rapport au plan pour lequel nous nous sommes engagés. Depuis cette date, l’Algérie a vu 05 présidents qui se sont succédé sur le trône présidentiel, et sans compter les passages éphémères de Boudiaf et Kafi. Chacun d’eux avait un projet personnel pour façonner le pays à sa guise. C’est-à-dire pour imposer au pays, sa propre façon de voir l’image de l’Etat. Vous avez tous assisté, notamment, les citoyens de mon âge, comment l’on sautait du socialisme autogestionnaire rigoureux, de la révolution agraire, un genre de socialisme allié, sorte de mi-figue mi-raisin, aux comportements économiques du bazar. Le changement politique brusque de 92 avait apporté avec lui un autre discours, plus prétentieux…celui, du pluralisme à tout point de vue. Et, l’Algérie s’est mise à danser sur cette nouvelle mélodie. Je vous laisse le soin de juger les vingt dernières années et les massacres perpétrés contre l’Etat algérien; le pays était, entièrement, sous l’emprise d’un seul homme qui faisait la pluie et le beau temps, avec la collaboration d’un système qui a fait de la gestion du pays, une « coopérative familiale ». La solution?? Et, bien, la solution est de charger les élites du pays, organisées sous forme d’instances spécialisées, « des centres d’études et de recherches » ou quelque chose comme ça, dont la mission principale serait de mettre au point des plans stratégiques dans tous les domaines vitaux de l’Etat. Une sorte de programmes de développement complets, étalés à long et à moyen termes…le rôle de l’exécutif national et local, et à leur tête le président de la République, est, justement, de mettre en exécution ces programmes… Voilà, c’est ce que l’on appelle l’Etat des Institutions – fortes et responsables- et non l’Etat d’untel ou untel ….

À propos A. BenAbdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*